Callas

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CALLAS


Callas est un village de type Bas-Alpin, aux maisons de caractère, aux rues étroites "en calade", passages voûtés, porches, portes du XVIII ème siècle, fontaines, places et placettes ombragées, qui invitent à la flânerie et à la rêverie. On retiendra la fontaine de la Placette de la paix surmontée du buste de Sieur Giboin, le Lavoir du Barri à l´entrée du village, le lavoir Font de Mine et la fontaine de la Place Clémenceau gravée à l´effigie de Saint-Eloi.


Callas, c´est la traversée d´un espace naturel de qualité et de sites particulièrement pittoresques que l´on perçoit dès l´approche de son territoire, au surplomb des Gorges de Pennafort, paysage sauvage et tourmenté fait de roches aux parois éclatées (Cf plus bas).
Par un petit chemin, on atteint la Chapelle Notre-Dame-de-Pennafort située sur un éperon, au confluent de deux vallons. Elle est coiffée d´un dôme édifié en 1855 sur les restes d´une ancienne chapelle. La vierge honorée dans cette chapelle fait toujours l´objet d´une vénération des callassiens qui gardent la tradition pieuse des pèlerinages, en l´occurrence celui du dimanche de Pentecôte.
La spécialité de Callas est l´olivier. On compte 23 moulins en activité au XIXe siècle. La récolte de l´olive donne lieu à un commerce important. Elle alimente les usines de Draguignan, les moulins à huile de la commune ne pouvant suffire. En 1892 on recense à Callas 56000 oliviers.
La Chapelle Saint-Auxile :
Située à 1,5 Km au sud-est, au sommet d´une colline dominant le village de Callas, elle est flanquée d´un petit prieuré en ruine.
Datant du XIIème siècle, elle a fait l´objet d´une restauration en 1998 par la Commune, aidée du Conseil Général et de l´État. Elle demeure un agréable lieu de promenade et de plénitude.
La petite histoire : Né au V ème siècle, Saint-Auxile se retira aux îles de Lérins et succéda à Saint-Léonce en tant que troisième évêque de Fréjus, avant de subir le martyre le 26 janvier 480. Au début du XVII ème siècle, la tradition voulait que le corps du Saint soit inhumé sur la colline portant son nom et que les sourds-muets s´y rendissent en pèlerinage. On rapporte qu´un jeune fréjussien y aurait retrouvé l´usage de la parole et de l´ouïe, si bien que l´évêque autorisa des recherches. Celles-ci amèneront la découverte d´un tombeau contenant des ossements. En souvenir de cet événement, les callassiens font un pèlerinage le premier dimanche du mois de mai. Également, un important Festival de Musique Ancienne est organisé chaque année attirant un public de mélomanes enchantés par l´acoustique des lieux.
Les Gorges de Pennafort : Ce site présente un grand intérêt géologique. Un sentier permet d´atteindre une jolie cascade tombant entre deux falaises.
Le "pied de Samson" : Non loin des Gorges, une roche plate présente la trace d´un grand pied; c´est le pied de Samson. Selon la légende, Samson, poursuivi par les créanciers, se serait élancé d´un bond de l´autre côté de la gorge et ses poursuivants ne purent que trouver l´empreinte de son pied
L´Église paroissiale est placée sous le vocable de Notre-Dame-De L´Assomption. La date de fondation de cette Église ne nous est pas connue mais le document le plus ancien qui nous soit parvenu est une charte de 1055. Elle nous apprend que Bertrand, évêque de Fréjus, légua à cette date, au Monastère de Saint-Victor de Marseille, le presbytère et l´Église de Callas.
Elle est de style Roman et ses dimensions actuelles ont été atteintes en trois étapes dont deux agrandissements en 1673 et 1761. L´intérieur a fait l´objet d´une rénovation en décembre 93.
L´Oppidum pré-romain de Piol est situé sur la colline au nord, à 800 mètres d´altitude. Le panorama y est superbe.
La ruine du château des Seigneurs de Pontevès est visible quand on emprunte les rues du haut du village, à la suite de la place du Rond et de la place Saint-Pierre.
Le Pigeonnier se trouve à l´entrée de Callas.
Le Vallon de la Risse se caractérise par une végétation particulière et intéressante, entourant un lac (ou retenue d´eau). Il nous offre un paysage de toute beauté et la possibilité de se promener. La plupart des Moulins à huile se servaient de ce vallon pour leur fonctionnement.
La Chapelle de la Trinité attestée au XIème siècle, classée monument historique, demeure par quelques ruines. On reconnaît un ancien temple du IIème siècle, avec des pierres et des colonnes de réemploi. Les voûtes et les arcs sont Romans


Un peu d’histoire
Le territoire a été occupé bien avant les romains qui avaient leur village au quartier de PENNAFORT. On parle de Callas dans les Archives dès 1030.
Après la première moitié du XI ème siècle, les co-seigneurs sont en nombre impressionnant et spéculent sur les parts de leur co-seigneurie. Le " majeur seigneur " est incontestablement, "la Maison de Pontevès", depuis le XIIème siècle.
En 1431, le village s´étant compromis pour cause de désobéissance au Comte de Provence, Roi de Sicile, des forces militaires furent dirigées contre Callas pour le détruire et châtier ses habitants. La ville de Draguignan employa tout son crédit à la Cour pour le préserver d´une ruine totale.
En 1578, le seigneur de Callas, Jean-Baptiste de Pontevès, âgé de 80 ans, qui avait régné en effroyable dictateur sur ses sujets, était en procès avec les habitants du village. Menacé d´un jugement en sa défaveur, il fit appel à son neveu, le Comte de Vins, qui rentra en ville avec ses hommes. Le village fut mis à sac, plusieurs de ses habitants furent égorgés ou rançonnés.
Jean-Baptiste de Pontevès et son fils menacèrent les habitants d´extermination, s´ils ne se désistaient pas du procès. De ce fait fut signée une transaction reconnaissant comme consenties et légitimes les usurpations et les spoliations du Seigneur.
En avril 1579, un habitant du nom de Jacques SASSY, lieutenant d´une compagnie de Huguenots, et une dizaine d´hommes réussirent à s´introduire sur la place qu´ils désarmèrent et Pierre de Pontevès (fils de J.-B. de Pontevès) fut assassiné.
En 1607, la majeure Seigneurie est vendue au Comte de Sault. En 1625, le Duc de Lesdiguière achète à son tour la co-seigneurie qui reste dans sa famille jusqu´en 1687 ou, par héritage, elle est acquise par le Duc de Villeroy.
Le 26 août 1718, la commune achète la co-seigneurie et en fait aussitôt don au Roi Louis XV. Cet hommage est accepté le 12 mars 1720 par un arrêté du Conseil d´État, Callas devient alors ville royale.
A partir de 1852, la population diminue : 2185 habitants à cette date, 1523 en 1891, 1007 en 1911. Mais l´activité reste vive. A la fin du XIXème on voit à Callas une savonnerie, une fabrique de pâtes alimentaires, une mine de baryte et une carrière. Le mûrier est venu s´ajouter aux cultures traditionnelles. La récolte des olives continue à donner lieu à un commerce très important et alimente les usines de Draguignan, ainsi que les moulins à huile de la localité, lesquels ne peuvent suffire. Un statistique de 1892 recense 56000 oliviers en pleine production.
LE BARON BEAUJOUR
Louis Auguste FERIS, Baron Félix de Beaujour né à Callas en 1765, est le fils aîné de François Féris et Anne Giraud. Après de brillantes études, il rentre au ministère des Affaires Extérieures. Durant sa vie il écrit plusieurs ouvrages dont un "Aperçu des Etats-Unis au commencement du 19ème siècle" qui faisait autorité. Ayant traversé avec plus ou moins de bonheur les turbulences politiques de l´époque, Louis FERIS obtient en 1818 le titre de baron par Louis XVIII. Pourquoi choisit-il le nom de Beaujour et transforme-t-il son nom Féris en prénom Félix ? C´est de nos jours encore une énigme pour les historiens. Le Baron Félix de Beaujour, élu député de Marseille en 1831, il obtint tous les honneurs. En juillet 1836, alors qu´il vient d´être promu officier de la Légion d´Honneur, il décède à Paris sans laisser de descendance et en emportant dans sa tombe le secret du nom de Beaujour.
Il légue à Callas la somme de 100 000 francs destinée à la création d´un hôpital et d´une école de filles. Un hospice fût bâti mais la somme initiale ne suffit pas à réaliser le projet dans sa totalité. En 1900, l´immeuble fut transformé en école communale de filles et plus tard en école mixte. La façade porte toujours, gravée dans la pierre "Hospice Beaujour". Placé au fond du vestibule d´entrée, son buste en bronze, a vu passer bien des générations de callassiens. Ainsi, au fil des années, cet immeuble a connu des changements : l´école communale, la bibliothèque, des appartements, des salles pour la vie associative...La commune a aujourd´hui pris de l´envergure et Beaujour ne répond plus à la dynamique d´une communauté en pleine progression; aussi la Municipalité a pris la décision d´agrandir et de moderniser cet outil communal. Les travaux prévoient de garder le cachet d´origine de la façade marquée "Hospice Beaujour". Ainsi, le Baron pourra perdurer dans cette modernité et dans ce nouveau millénaire.
LE VICOMTE D´ESCLANS
En 1766, son père et son oncle font l´acquisition de la Seigneurie de Vioune, Pennafort et Petit-Esclans. En 1786, Jacques-Auxile Verrion devient le seul propriétaire. La Révolution éclate et Jacques-Auxile abandonne son titre de seigneur de Pennafort pour devenir le citoyen Verrion. C´est à ce moment qu´il lègue une bâtisse à la commune pour y créer une école primaire. Il fonde ainsi la première école gratuite de Callas à la place du Verger (place Jean Jaurès).
Avant sa mort, une ordonnance royale l´anoblit et le fait Vicomte d´Esclans pour la postérité. L´on peut voir trois bustes dans la salle du verger, aujourd´hui Mairie Annexe, celui de J-A Verrion, ou Vicomte d´Esclans, celui de sa femme, Cécile Achard et celui de leur fils. Ces bustes ont été réalisés par le sculpteur Pessetti en 1800 sous l´ordre du Vicomte. Ils témoignent de la profonde tolérance et reconnaissance des callassiens qui ont toujours admis que l´illustre noble bienfaiteur était avant tout un enfant du pays.
SIEUR GIBOIN
Jacques Giboin, drapier, possédait au quartier de l´hubach une propriété dans laquelle sortait une source appelée la petite fontaine de l´hubach. Connaissant la détresse du pays dans les temps de sécheresse, il s´anima d´un sentiment de louable générosité et offrit aux administrateurs de la commune le don gracieux de la source d´eau de sa propriété pour en faire deux fontaines dans le village : une à 4 tuyaux à la Placette de la Paix et une à deux tuyaux au Barri. La commune accepte cette offre en 1848. Bien sûr, cette démarche entraîna beaucoup de travaux et pendant ce temps, l´on construisit au milieu de la Placette de la Paix une haute et belle fontaine entourée d´un vaste basin rond que surmonte une colonne élevée au milieu de laquelle coulent 4 tuyaux d´eau. En même temps, l´on construisit au Barri, la seconde fontaine appliquée au mur avec deux tuyaux coulant dans un bassin. La commune fit construire à côté de ce bassin, un lavoir couvert à plusieurs compartiments, qu´elle alimenta des versures (trop plein) de la fontaine du Barri.
Depuis les canalisations sont cassées et un circuit fermé a été installé à la Placette de la Paix tout comme au lavoir du Barri. La cascade fonctionne aussi selon le même principe. Seule la fontaine de la Place Clémenceau et de la Placette Font Basse sont encore alimentées par des sources.

EXTRAIT DU SITE CALLAS.FR

Pier Ollivier Créations

Pier Ollivier, peintre depuis plus de 30 ans, s’installe en Provence il y a une vingtaine d’années.
La rencontre avec cette région lui permet de continuer à assouvir sa passion en s’inspirant des couleurs de Provence.

Pier Ollivier puise son inspiration au cœur de la Provence, passionné d’architecture et de décoration, il mêle ainsi les ambiances du sud au grès de ses sensations.

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