Découverte d´Aix-en-Provence

Aix-en-Provence est une commune française, ancienne capitale de la Provence, située dans la Communauté d´agglomération du Pays d´Aix, dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d´Azur.

Située au sud-est de la France à 640 km de Paris, 252 km de Lyon, 148 km de Nice, 26 km de Marseille, 295 km de Gênes, elle est localisée entre le massif de la Sainte-Victoire à l´est et la chaîne de la Trévaresse à l´ouest. Les cours d´eaux de l´Arc, de la Touloubre et de la Torse la traversent d´est en ouest.
En 2006, la population totale de la ville d´Aix-en-Provence était de 146 690 habitants d’après le recensement de l’Insee – 143 404 de population municipale et 3 286 pour la population comptée à part Son arrondissement comptait en 2006 410 355 habitants L´aire urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, qui est centrée sur les communes de Marseille et d´Aix-en-Provence, comprenait 1 601 095 habitants en 2006 ce qui en fait la troisième aire urbaine de France, derrière Paris et Lyon.
L´histoire d´Aix débute véritablement en l´an 123 avant J.C., lorsque les Romains démantèlent Entremont, sous la direction du Proconsul Caïus Sextius. Vainqueurs des Salyens, les conquérants s´installent sur un replat riche en sources chaudes et froides. C´est la naissance d´Aquae Sextiae.

Rapidement, la colonie romaine tire parti de ses ressources thermales et de sa situation privilégiée au carrefour des routes d´Italie, d´Espagne, sur les chemins de la transhumance entre plaines et montagnes.

Vers 400, l´Archevêché s´installe dans la cité. Après l´abandon de la colonie romaine, la ville entre dans une période sombre, confrontée aux attaques sarrasines. Mais dès le Xème siècle, elle connaît une véritable renaissance autour du Bourg St-Sauveur. Aix devient alors rapidement le lieu de résidence des comtes souverains de Provence. Pendant, tout le Moyen-Age, elle imposera également sa vocation de métropole de la Provence et de centre important de commerce et d´artisanat.

Aix fonde son Université, en 1409, sous l´impulsion de Louis II comte de Provence et de son Parlement en 1501.Mais le XVème siècle sera particulièrement riche en événements.

Dès le milieu du XVème siècle, le roi René fait plusieurs séjours dans la cité. Sous son règne, de multiples travaux sont réalisés et de nombreux quartiers créés. Ils constituent le premier dessein d´urbanisme d´Aix.

En 1481, Charles III du Maine, dernier comte souverain de Provence, lègue la Provence au roi de France.

Un siècle et demi de guerres étrangères et de guerres de religion se succèderont, parachevé par l´opposition d´Aix à Richelieu et à Mazarin. Après les troubles de la période révolutionnaire et une forte récession économique, Aix-en-Provence reprend et développe de plus belle ses vocations universitaires, judiciaires et culturelles.

Le XIXème siècle verra ainsi la création des Facultés de Droit et de Lettres, de l´Ecole Normale, de l´Ecole Nationale des Arts et Métiers, ainsi que l´achèvement du Palais de Justice. Parallèlement, la ville perpétue son passé en restaurant et en complétant son patrimoine architectural.

Culture, tourisme, agriculture, ces trois valeurs continuent de caractériser l´identité et l´activité de la ville d´Aix pendant la première moitié de notre siècle. A partir des années 1960, les nouveaux enjeux économiques et la poussée démographique aixoise (liée en partie à l´arrivée des rapatriés d´Algérie) conduisent la ville à s´engager dans de vastes programmes d´urbanisation, d´équipement et d´industrialisation.

Aujourd´hui, en harmonie avec le monde moderne, la ville vient de s´orienter dans une seconde phase de développement économique, encore plus ambitieuse en s´orientant vers la Haute Technologie ; mais elle conserve le souci constant de préserver son patrimoine et sa qualité de vie.

 

Monuments et lieux touristiques

 

La ville d´Aix-en-Provence vise l´obtention du label ville d´Art et d´Histoire. Elle détenait auparavant le label Ville d´art. Aix-en-Provence possède deux étoiles au guide Vert Michelin.


Le Pavillon Vendôme et son jardin ont été construits et aménagés en 1652 pour Lucrèce de Forbin-Solliès, dite « La belle du Canet », à la demande de Louis De Mercoeur, Duc de Vendôme et Gouverneur de Provence. Après sa mort, le pavillon appartiendra successivement : à Gautier de la Molle (Avocat Général) à partir de 1682, au peintre JB Van Loo, à partir de 1730, puis au XIXe siècle à H. Dobler, qui le légua ensuite à la Ville pour la création d’un musée.


Le pavillon abrite un musée de sites et de beaux arts. Le jardin à la française qui l’agrémente nous invite volontiers à une promenade au cœur de l’histoire : buis taillés, fontaines et roseraie nous accompagnent dans ce voyage. Cet espace de 9000m² est le lieu d’expression privilégié des jardiniers passionnés qui, tous les ans, décorent de façon singulière les parterres.

 

Hôtel de Chateaurenard

Cet hôtel est bâti vers 1650 par Pierre PAVILLON associé à Jean DARET pour l’escalier peint en trompe l’oeil réalisé vers 1654, pour le conseiller au Parlement, Jean-François d’AIMAR d’ALBI, baron de Châteaurenard. Célèbre pour avoir hébergé le jeune Louis XIV lors de sa visite en Provence en 1660, cet hôtel possède un magnifique escalier d’apparat, sur cage carrée, décoré de peintures en trompe l’œil du peintre d’origine flamande, Jean DARET (1613-1668), fixé à Aix dès 1636.


Inspiré par l’art italien, l’artiste a représenté une colonnade dorique derrière laquelle se dessinent de splendides architectures. Surmontant un entablement à frise classique, une savante composition représente les allégories des arts libéraux : rhétorique, musique, astronomie et peinture… sur le blason des Châteaurenard. Deux putti essayent un cadenas portant les noms d’Aimar et de Daret. Cet ensemble sut séduire le jeune Louis XIV qui nomma, Jean Daret, peintre du Roi, ce qui lui valut à Aix d’innombrables commandes.


Lors de la création du quartier Mazarin, l’église Saint-Jean-de-Malte est intégrée de manière à se trouver au bout d’un des axes forts de ce nouvel espace urbain. Désormais elle se situe en point final de la rue Cardinale, à l’Est. Dans ce nouveau plan d’urbanisme, Michel Mazarin a marqué quatre fois ce quartier de ses noms et titres : rue Cardinale (en mémoire de son frère), rue saint-Michel (Goirand), rue Mazarine, rue Saint-Sauveur (dont Mazarin est archevêque- actuelle rue du 4 septembre).
Autour de ces quatre axes majeurs se sont installés au fur et à mesure de splendides hôtels particuliers. L’église Saint-Jean-de-Malte fortifiée doit son nom aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Edifiée au XIIIe siècle à l’extérieur des remparts, il s’agit du premier édifice gothique de Provence. Elle abritait jadis dans ses chapelles latérales les sépultures des Comtes de Provence. La façade assez sévère, possède deux rosaces. Les pignons et la flèche du clocher annoncent ceux d’Avignon. Trois importantes tranches de travaux ont permis de restaurer l’église dans son ensemble, ainsi que le nouvel orgue réalisé par la Manufacture Kern.

 

Musée Granet - ancienne commanderie classée MH1979
 
Ancien prieuré de Saint-Jean-de-Malte, ce palais fut transformé en Ecole de dessin en 1828 et devient le musée Granet en 1838. Le musée doit son nom au peintre aixois François- Marius Granet (1775-1849),dont la part essentielle de l’oeuvre est conservée ici même : quelques 200 peintures, 1500 dessins, aquarelles, lavis inspirés de Rome, Paris, Versailles et bien sûr de Provence, dont il a fait don à la ville. Rénové en 2006, pour le centenaire de la mort du peintre Paul Cézanne, les collections permanentes y sont présentées depuis juin 2007. Le musée fait partie des plus riches musées de province avec des collections majeures regroupant les principaux moments des écoles de peinture hollandaise ; flamande et italienne mais aussi française du XVIe au XXe siècle. Des salles d’archéologie sont consacrées à la statuaire de la ville protohistorique d’Entremont.

 

PLACE ALBERTAS

Les Albertas, famille de parlementaires issue de la ville d’Albe en Italie, s’installent dans l’hôtel 10 rue Espariat qui leur revient par alliance et héritage des Séguiran. En 1724, Henri Rainaud d’Albertas demande à Laurent Vallon de reconstruire la façade et l’entrée de l’hôtel. Ce chantier sera achevé par son fils, Georges Vallon.


La façade présente un décor Régence en réinterprétant librement les thèmes baroques. De 1735 à 1741 la famille achète les maisons de l’îlot face à cet hôtel pour les abattre. Le fils Jean-Baptiste d’Albertas charge Georges Vallon dès 1742 de construire alors une place suivant une ordonnance semi-colossale, empruntée aux places royales parisiennes, tempérée par la délicatesse du décor. Au centre de cette place se dresse une fontaine avec une vasque en fonte réalisée en 1912 par des élèves de l’ENSAM.


Par la grâce de son volume et sa légèreté, cette fontaine forme en harmonie avec cette place sans doute l’un des exemples de l’Art Baroque des plus achevés. La place et l’hôtel sont en cours de restauration.

 

Édifices religieux


Colonnade du cloître Saint-Sauveur

Cathédrale Saint-Sauveur. Triptyque du Buisson ardent (retable du roi René) de Nicolas Froment ; retable de la Légende de saint Mitre (XIVe siècle) ; tapisseries : Vie de la Vierge et de Jésus (fin du XVe siècle).
Cloître Saint-Sauveur : fin XIIe siècle. la toiture formée est soutenue par des arcades. Les colonnettes jumelées, les chapiteaux à feuillages ou historiés donnent beaucoup d´élégance à la construction.


La cathédrale Saint-Sauveur se situe sur la place de l´Université à Aix-en-Provence. Ce monument, construit sur l´emplacement du forum antique et, selon la légende, sur les fondations d´un ancien temple dédié au dieu Apollon, rassemble une multitude de styles architecturaux, du fait des nombreux remaniements qu´elle subit au fil des siècles. Ses dimensions sont de 70 mètres de longueur sur 46 mètres de largeur. Son élévation est de 20 mètres sous la clé de voûte.


De la façade, on distingue trois étapes de construction du bâtiment : tout d´abord la façade nue de la nef romane a été construite au XIIe siècle, suivie quelques années plus tard par le mur fait de blocs antiques à bossages, montés sur des lits de filasse. Le seul élément récent est le portail qui ferme la nef gothique et qui est daté du XVIe siècle Autour de la cathédrale sont construits au fil des siècles des bâtiments qui lui sont accolés, comme le bâtiment claustral de la communauté des chanoines (fin du XIIe siècle), les bâtiments du cloître (XIe au XIIIe siècles) ou le clocher (achevé en 1425)

 

Église de la Madeleine.

Situé place des Prêcheurs, le bâtiment date du XIVe siècle et est actuellement fermé pour cause de restauration.


L´église de la Madeleine est un édifice religieux construit place des Prêcheurs à Aix-en-Provence. Cette place doit son nom à un couvent dominicain sur les fondations duquel a été érigée l´église Sainte-Madeleine, plus communément appelée « église de la Madeleine », de 1691 à 1703 par l´architecte Laurent Vallon1. L´architecte aixois Henri Revoil en remanie la façade de 1855 à 1860. Le bâtiment a longtemps été considéré comme le plus bel édifice consacré au culte dans les Bouches-du-Rhône Emmanuel de Fonscolombe (1810-1875) en est un des plus fameux maîtres de chapelle.


L´église de la Madeleine subit actuellement des travaux de rénovation et de stabilisation de l´édifice. Le site est fermé au public depuis 2006 et devrait rouvrir en 2013, selon la mairie.

 

Église du Saint-Esprit.

Cette église a été réalisée de 1706 à 1728 par les frères Vallon. Les sculptures et décorations ont été réalisées de 1726 à 1728. Le mariage de Mirabeau a été célébré dans cette église.


Église Saint-Jean-de-Malte.

L´église Saint-Jean-de-Malte, non loin du cours Mirabeau, est la première église gothique de Provence.

L´église Saint-Jean-de-Malte, à l´angle de la rue d´Italie et de la rue Cardinale, à Aix-en-Provence est la première église gothique de Provence Elle se situe à l´extrémité est de la rue Cardinale. Elle a été construite sur l´emplacement d´une première chapelle érigée par les Hospitaliers à leur installation à Aix, au XIIe siècle. Ses travaux de construction se seraient étalés de 1272 à 1277, même si ces dates ne sont pas avérées. Le clocher de l´église s´élève à 67 mètres. C´est le point le plus élevé de la ville d´Aix-en-Provence. Aujourd´hui Saint-Jean-de-Malte est une église paroissiale confiée à la Fraternité des Moines apostoliques. Grâce aux offices monastiques, elle est fréquemment ouverte et peut être visitée. Elle surprend par sa luminosité intérieure, la couleur de la pierre, sa sobriété, son orgue contemporain construit par Daniel Kern et ses nombreux tableaux. Cette église fait l´objet d´un classement au titre des monuments historiques depuis 1840.

Église Notre-Dame de la Seds.

L´actuel édifice date de 1853 et est l´œuvre de l´architecte aixois Henri Révoil. Cette église est construite dans un style romano-byzantin.

L´église Notre-Dame de la Seds se situe à Aix-en-Provence, dans le périmètre de l´ancienne Ville des Tours. Elle a été reconstruite en 1853 par l´architecte Henri Révoil sur les fondations d´une église bien plus ancienne, peut-être la plus ancienne d´Aix, remontant au IVe siècle, époque où Aix est une ville romaine et a le nom D’Aquae Sextiae Cette église a longtemps été l´église métropolitaine d´Aix et a abrité les reliques de Mitre d´Aix, martyre chrétien mort à Aix.

Édifices civils


Riches d´édifices des XVIIe et XVIIIe siècles essentiellement, Aix-en-Provence attire de nombreux touristes par la qualité des bâtiments qui ornent les rues du centre-ville. L´hôtel de ville et sa tour de l´Horloge couronnée d´un campanile attirent le regard lorsque l´on pénètre dans le centre historique. On doit aussi visiter la place d´Albertas, le palais de justice de style néoclassique, construit après la Révolution sur les ruines de l´ancien palais comtal, la Tourreluque, tour datant du XIVe siècle, unique vestige de l´enceinte médiévale, mais aussi de nombreux hôtels particuliers, dont l´hôtel d´Estienne-de-Saint-Jean.


Dans les quartiers périphériques, des édifices modernes méritent aussi le déplacement, comme le Pavillon noir, accueillant le centre chorégraphique national, dirigé par Angelin Preljocaj. À l´extérieur de la ville, on trouve de nombreux monuments historiques, comme le pont de Saint-Pons ou le pont des Trois-Sautets.

 

La Rotonde.

La voie la plus connue à Aix-en-Provence, aussi bien localement qu´au niveau national, est le cours Mirabeau, tracé au XVIIe siècle, sur les remparts. Il possède à son extrémité ouest une monumentale fontaine appelée fontaine de la Rotonde érigée en 1860. À proximité se dressait, il y a encore peu, l´ancien casino-théâtre à l´architecture typiquement art-déco des années 1920, témoin du passé thermal de la ville. À l´autre extrémité du cours, se dresse une statue construite par David d´Angers (XIXe siècle) représentant le roi René tenant une grappe de raisin muscat.
Le centre-ville d´Aix se présente autour d´un réseau de voies qui l´encerclent de façon harmonieuse, sur le tracé des anciens remparts, détruits depuis le XIXe siècle. Du cours Mirabeau part l´avenue Victor-Hugo, puis le boulevard du Roi-René, le boulevard Carnot, le cours Saint-Louis, le boulevard Aristide-Briand, le boulevard Jean-Jaurès, le cours Sextius et enfin l´avenue Napoléon-Bonaparte qui, par la place de la Rotonde (officiellement dénommée place du Général-de-Gaulle) débouche à nouveau au cours Mirabeau.

Musées, fondations et bibliothèques

Aix-en-Provence possède de nombreux musées qui contribuent à la réputation culturelle de la ville. Le principal musée de la commune est le musée Granet. Situé tout contre l´église Saint-Jean-de-Malte, le bâtiment qui l´abrite a été construit en 1671, le prieuré étant transformé en musée en 1838. François Marius Granet y lègue une importante collection de peintures et l´établissement prend le nom de son donateur en 1949. Le musée des Tapisseries consiste en une vaste collection provenant de l´ancien archevêché. On y trouve des tapisseries exécutées à Beauvais aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont certaines ont été réalisées d´après Bérain, ainsi qu´une série de neuf panneaux de la vie de don Quichotte, et quatre autres panneaux exécutés d´après Leprince.


Rue Gaston-de-Saporta existe depuis 1933 le musée du Vieil-Aix, situé dans l´hôtel d´Estienne-de-Saint-Jean. Il compte des collections de costumes, de faïences, de marionnettes, reconstituant la vie à Aix-en-Provence sous l´Ancien Régime, ainsi qu´au XIXe siècle. Le muséum d’histoire naturelle, fondé par le géologue Henri Coquand en 1838, est un musée installé depuis 1950 dans le prestigieux hôtel Boyer-d’Éguilles, monument historique datant du XVIIe siècle, dans lequel séjourna le célèbre botaniste aixois Joseph Pitton de Tournefort. Il accueille chaque année 30 000 visiteurs venus admirer ses imposantes collections paléontologiques, zoologiques ou encore ethnographiques.


Dans le centre-ville on peut aussi visiter le pavillon de Vendôme, ancien hôtel particulier abritant le musée du Pavillon de Vendôme-Dobler. Le musée Paul-Arbaud, quant à lui, propose des collections archéologiques.
Enfin, dans les quartiers périphériques de la ville d´Aix-en-Provence se situe, au Jas de Bouffan, la fondation Vasarely, construite en 1973 sur les plans de l´artiste Victor Vasarely. Sa façade, succession d´immenses cercles noir ou blanc, est caractéristique de son œuvre. Sur l´emplacement de l´ancienne manufacture des allumettes, la Cité du Livre a été construite sur une vaste friche industrielle réhabilitée ; elle rassemble la bibliothèque municipale Méjanes et ses partenaires institutionnels, associatifs et pédagogiques.


Depuis l´année 2002 un planétarium a été ouvert dans le Parc St-Mitre, situé dans les quartiers ouest (Jas de Bouffan) de la ville. Il porte le nom de Peiresc (1580-1637), humaniste et astronome aixois qui fut conseiller au Parlement d´Aix.

 

Faits historiques


Au IVe siècle av. J.-C., la Basse-Provence est occupée par la tribu celto-ligure des Salyens ou Salluviens, dont la capitale, l´oppidum dit d´Entremont, se situe au nord d´Aix, sur la route de Puyricard En 123 avant J.-C., suite à l´appel des Grecs de Massalia (Marseille), le consul Gaius Sextius Calvinus prend et détruit cette ville-oppidum ensuite y installe, près des sources thermales, un camp qui devient rapidement une ville, du nom d´Aquae Sextiae (« Eaux de Sextius »), afin d´assurer la sécurité des transports commerciaux entre Rome et la cité phocéenne de Massalia En 102 avant J.-C., lors de la bataille d’ d´Aquae Sextiae , Gaius Marius tient tête, au pied de la Sainte-Victoire, aux hordes d´Ambrons et de Teutons qu´il défait. Aquae Sextiae prend de l´ampleur et rassemble une importante population composée pour l´essentiel des descendants des populations salyennes soumises par Rome La ville possède des remparts ainsi qu´un théâtre qui en font une ville importante dans la région, idéalement située pour protéger les intérêts romains à Marseille.


Le bon roi René, comte d´Anjou et de Provence, peint par Nicolas Froment.


Dans les siècles qui suivent, plusieurs quartiers de la ville sont délaissés. Le théâtre antique est démantelé Cet état ne signifie pas une décadence d´Aix, mais simplement une nouvelle organisation territoriale des espaces habités. Au IVe siècle, la ville devient la capitale de la Narbonnaise deuxième et se dote d´un diocèse dont Lazarus devient l´évêque. Elle est ensuite occupée par les Wisigoths en 477. Au siècle suivant, elle est envahie tour à tour par les Francs et les Lombards, puis en 731 par les Sarrasins.


Alors que la ville d´Aix sort d´une longue période de ralentissement économique et démographique, les comtes de Provence (maisons d’Anjou et d’Aragon) décident d´en faire leur nouvel résidence en 1189, au détriment des villes d´Arles et d´Avignon, d´où ils régnaient naguère. Cette position de force va non seulement donner à Aix le statut de capitale de Provence, mais surtout permettre un développement sans précédent de la ville. À ce titre, l´installation du bon roi René, duc d´Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, au XVe siècle, marque l´âge d´or de la cité, qui conservera à jamais le titre de « cité du roi René ». Ce monarque, entouré d´une cour raffinée et lettrée, va faire d´Aix, dès 1409, un célèbre centre culturel et universitaire renommé, doter la ville d´une cour de justice et contribuer à son embellissement, après des siècles marqués par une stagnation économique.


À partir de 1486 et le rattachement de la Provence à la France, le gouverneur y réside. En 1501, Louis XII y établit le Parlement de Provence qui perdure jusqu’à la Révolution. Le plus souvent, les États s´y réunissent pour voter l´impôt.
Aix-en-Provence est la ville où est né et décédé Paul Cézanne (1839-1906) et où à vécu jusqu´à dix-huit ans Émile Zola. C´est au collège Bourbon (actuel collège Mignet) que s´est forgée la profonde amitié entre eux.
Aix est une ville qui mêle un passé historique et un futur technologique, notamment avec le projet ITER à Cadarache (communauté du Pays d´Aix), la Gare d´Aix-en-Provence TGV, les technopôles de l´Arbois et de Rousset. Aix compte en outre de nombreuses universités (Lettres, Droit, Économie, Sciences Politiques, Arts et Métiers).


La ville a fêté le centenaire de la mort de Cézanne avec notamment l´exposition internationale au musée Granet : "Cézanne en Provence" du 9 juin 2006 au 17 septembre 2006 qui a rassemblé près de 120 œuvres du maître sur le thème de sa "chère Provence".

Célébrités natives d´Aix-en-Provence

De nombreuses personnalités ont vu le jour à Aix-en-Provence. L´un d´elles, Paul Cézanne (1839-1906), peintre de la montagne Sainte-Victoire, avait un jour écrit : « Quand j´étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix... Quand on est né là-bas, c´est foutu, rien ne vous dit plus » Plusieurs autres artistes sont nés dans cette ville : Jean-Baptiste van Loo (1684-1745), François Marius Granet (1775-1849) sont du nombre des peintres, mais des écrivains peuvent aussi être cités, comme Louise Colet (née Révoil) (1810-1876), Paul Alexis (1847-1901), Alfred Capus (1857-1922), académicien de 1914 à sa mort en 1922, Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943), Joachim Gasquet (1873-1921) ou encore José de Bérys (1883-1957). Aix-en-Provence est aussi une ville qui a vu la naissance de plusieurs artistes : les compositeurs Emmanuel de Fonscolombe (1810-1875) et Darius Milhaud (1892-1984), le couturier Emanuel Ungaro (né en 1933) ou la pianiste Hélène Grimaud (née en 1969).


De nombreux sportifs se sont révélés. Eux aussi sont nés à Aix-en-Provence : Henri Michel (né en 1947), ancien footballeur et entraîneur de nombreuses équipes de football, Franck Cammas, (né en 1972), navigateur, Arnaud Clément (né en 1977), tennisman ou bien Virginie Dedieu (née en 1979), triple championne du monde de natation synchronisée.


Aix-en-Provence est aussi une ville d´hommes d´église ou de politiciens et, ce, depuis des siècles ; Éléonore de Provence (1223-1291), reine consort de Henri III d´Angleterre, en est un exemple marquant. Il est aussi possible d´évoquer la famille de Duranti (XIVe siècle-XIXe siècle), une famille noble de robe qui a donné plusieurs consuls à la ville, puis des conseillers en la Chambre des comptes et un général de l´ordre des Minimes, confesseur du roi Henri III. Bruno-Philibert Audier-Massillon (1746-1822), magistrat et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles est aussi né dans la ville, tout comme Jean Espariat (1747-1827), premier maire d´Aix, Eugène de Mazenod (1782-1861), prêtre catholique, François-Auguste Mignet (1796-1884), historien et conseiller d´État ou Maurice Rouvier (1842-1911), homme politique.

Personnalités liées à Aix


Mais beaucoup de personnes dont la vie a considérablement marqué, voire transformé la ville d´Aix-en-Provence, méritent aussi d´être évoquées, même si elles n´y sont pas nées. Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), député des États généraux en 1789, en est un exemple marquant ; son nom est aujourd´hui associé de manière étroite à la ville d´Aix, au point d´avoir donné son nom à sa rue la plus célèbre, le cours Mirabeau.
Le plus ancien personnage liée à Aix est peut-être Mitre d´Aix, aussi appelé Saint Mitre (433-466), saint catholique ayant évangélisé Aix et dont le culte s´est perpétué au fil des siècles.


Aix, de par sa position d´ancienne capitale de la Provence et de siège du Parlement de Provence et du tribunal civil, a eu très tôt vocation à attirer les hommes politiques les plus réputés, tels Raimond Bérenger IV de Provence (1199-1245), comte de Provence et de Forcalquier, dernier des comtes catalans à régner en Provence, Jean-Étienne-Marie Portalis (1746-1807), homme d´État, jurisconsulte, philosophe du droit français et co-rédacteur du Code civil ou Adolphe Thiers (1797-1877), avocat, journaliste, historien et homme d’État français.


Mais Aix-en-Provence étant aussi une ville d´arts, on y dénombre de nombreux artistes qui y ont fait leur carrière ou bien une partie de celle-ci : Jean-Baptiste Boyer d´Argens (1703-1771), Émile Zola (1840-1902), Blaise Cendrars (1887-1961), tous écrivains ; Fernand Pouillon (1912-1986), architecte, Jean Murat (1888-1968), acteur français, décédé à Aix ; Bruno Étienne (1937-2009), professeur d´université. Gaston de Saporta (1823-1895), le fameux botaniste né à Saint-Zacharie (Var), a vécu tout le restant de sa vie à Aix-en-Provence. En musique, Gérald De Palmas et Anaïs Croze sont liés à aix en Provence.

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