Découverte des musées d´Aix en Provence et du Vaucluse

VISITES ET DECOUVERTES DES MUSEES D’AIX EN PROVENCETE DU VAUCLUSE

AIX EN PROVENCE

ATELIER CEZANNE EXTRAIT DU SITE ATELIER-CEZANNE.COM
BIOGRAPHIE DE PAUL CEZANNE
Vie et œuvre du Maître dŽAix
1839
19 janvier: naissance de Paul Cézanne, 28 rue de l’Opéra, à Aix-en-Provence.
22 février: baptême en l’église de la Madeleine. Son père, Louis-Auguste Cézanne, est un négociant en chapeaux de feutre.
1841
4 juillet: naissance de Marie Cézanne, soeur de l’artiste, 55 cours Mirabeau.
1844
29 janvier: mariage de Louis-Auguste Cézanne et Anne-Elisabeth Aubert, mère de ses enfants.
1844-1850
Paul Cézanne fréquente l’école primaire de la rue des Epineaux.
1848
1er juin: création de la banque Cézanne et Cabassol.
1850-1852
Paul Cézanne est élève au pensionnat Saint-Joseph.
1852-1858
Paul Cézanne, interne au collège Bourbon, se lie d’amitié avec Emile Zola et Baptistin Baille.
1854
30 juin: naissance de Rose Cézanne, seconde soeur de l’artiste, 14 rue Matheron.
1857
Première inscription à l’école municipale gratuite de dessin, actuel Musée Granet.
1858
Février: Zola quitte Aix pour Paris, mais reviendra y passer ses vacances d’été.
Juillet: Cézanne échoue au baccalauréat.
12 novembre: il obtient son diplôme avec la mention "Assez Bien".
De novembre 1858 à août 1859: il suit avec assiduité les cours de l’école municipale de dessin.
1859
Paul Cézanne s’inscrit à la faculté de droit d’Aix. Son père acquiert le Jas de Bouffan. Zola passe de nouveau ses vacances à Aix.
De novembre 1859 à août 1860: Paul Cézanne est toujours inscrit à l’école municipale de dessin. Il obtient un deuxième prix pour une étude de figure peinte. Il rêve de devenir peintre.
1861
Il abandonne ses études de droit. Il effectue son premier séjour à Paris où il retrouve Zola et rencontre Pissaro à lŽAcadémie Suisse; découragé il retourne à Aix et entre à la banque paternelle tout en étudiant à l’école municipale de dessin d’Aix.
1862
Il quitte la banque paternelle et retourne à Paris (novembre).
1863
Il expose au salon des Refusés, il travaille à l’académie Suisse où il rencontre souvent Pissaro, Guillaumin, Guillemet, et Oller et il copie au musée du Louvre.
1864
Il est refusé au Salon et le sera à nouveau au cours des années suivantes. Il séjourne à lŽEstaque près de Marseille.
1865
Après avoir passé l’année à Paris où il a été refusé au Salon, il retourne l’été à Aix où il se lie avec Valabrègue, Marion et le musicien allemand Morstatt.
1866
A Aix, en automne, Cézanne exécute au couteau toute une série de peintures (natures mortes et portraits).
1869
Il rencontre Hortense Fiquet à l’Académie Suisse à Paris, qui devient sa compagne.
1870
Pendant la guerre Franco-Prussienne, il se réfugie à lŽEstaque.
1872
Naissance de Paul, fils de l’artiste et d’Hortense.
1874-77
Il participe à la première et à la troisième exposition impressionniste.
1882
Il est admis au Salon pour la seule fois de sa carrière.
1883
Il rencontre Monet et Renoir dans le Midi.
1886
A la suite de la publication de ŽL’OeuvreŽ de Zola, Cézanne rompt avec son ancien camarade du collège Bourbon. Il épouse Hortense (avril). Mort du père de l’artiste (octobre).
1887
Cézanne loue une pièce au Château Noir dans la cour du pistachier.
1895
Depuis Aix, Cézanne se rend à la montagne Sainte Victoire et à la carrière Bibémus où il loue un cabanon. Le marchand Vollard organise dans sa galerie la première exposition individuelle consacrée à Cézanne (novembre).
1897
Cézanne travaille au Tholonet et à la carrière Bibémus. Mort de la mère de l’artiste (25 octobre).
1899
Après la vente du Jas de Bouffan, Cézanne ne parvient pas à acquérir le domaine de Château Noir. Il expose des peintures au Salon des Indépendants. Il emménage au 23 de la rue Boulegon.
1901
Le peintre achète un terrain sur le chemin des Lauves dominant Aix pour y établir son atelier.
1902
Ambroise Vollard rend visite à Cézanne à Aix. Le peintre apprend avec tristesse la mort de Zola.
1904
Cézanne reçoit à Aix les visites d’Emile Bernard et de Charles Camoin.
1905
Cézanne expose des œuvres au Salon d’Automne.
1906
Cézanne s’éteint à Aix (23 octobre) dans son appartement de la Rue Boulegon.
1907
Le Salon d’Automne consacre à Cézanne une rétrospective posthume où sont présentées 56 œuvres de l’artiste.

ATELIER DES LAUVES
La petite histoire
1901-1902
Construction de lŽAtelier sur la colline des Lauves dŽaprès les plans de Cézanne.
1902-1906
LŽatelier Cézanne est le lieu de création dŽun "Art Nouveau" dont Cézanne se dit être "le primitif".
1904
En février, Cézanne accueille le jeune peintre Emile Bernard dans son atelier des Lauves.
1906
Le 22 Octobre, Cézanne décède des suites dŽune pleurésie contractée alors quŽil peignait, comme à son habitude, "sur le motif".
1921
Marcel Provence rachète lŽatelier au fils de Cézanne et sauvegarde "un patrimoine précieux, une richesse spirituelle attachée à ces murs, à ce jardin".
1925
Le 4 juin, le Doctor Albert Barnes visite lŽatelier.
1951
Mort de Marcel Provence.
1952
John Rewald et James Lord créent le "Cézanne Mémorial Committee".
1954
Grâce aux fonds récoltés aux États-Unis lŽatelier est racheté aux héritiers de Marcel Provence et donné à lŽUniversité dŽAix-Marseille. Le 8 Juillet, lŽatelier inauguré est désormais ouvert au public.
1955
Marilyn Monroe écrit dans le livre dŽor: "a wonderful visit".
1969
LŽUniversité dŽAix-Marseille cède lŽatelier à la ville dŽAix en Provence.
AujourdŽhui
Visiter lŽatelier, cŽest "aller peu à peu dans les pas de Cézanne et suivre le cheminement de ses sensations".

Retiré à Aix-en-Provence,
Cézanne y inventa la peinture du 20ième siècle
PAUL CEZANNE ET SON PERE EXTRAIT DU SITE IMPRESSIONNISTE.NET
Le milieu dŽorigine de Cézanne est celui de la bonne bourgeoisie provinciale. Son père, propriétaire à Aix-en-Provence dŽune prospère fabrique de chapeaux, vivait cependant quelque peu en marge de la société aixoise: il nŽétait pas marié avec la mère de son fils, une de ses anciennes ouvrières, lorsque ce dernier naquit, en 1839, et ne légalisa sa situation que cinq ans plus tard, avant de sŽétablir comme banquier.
Cezanne fit toutes ses études à Aix, acquérant une solide culture classique et se liant dŽune profonde amitié avec quelques-uns de ses camarades de collège, au premier rang desquels Émile Zola, alors son confident le plus intime.
Son père le destinait au droit, et il sŽinscrivit à la faculté dŽAix en 1858. Sa vocation artistique était pourtant déjà suffisamment affirmée (il avait suivi les cours de lŽécole gratuite de dessin depuis 1857) pour quŽil songe à aller étudier la peinture à Paris.
Il finit par obtenir de son père - qui subvient à ses besoins - lŽindispensable autorisation pour un premier séjour parisien au printemps et à lŽété de 1861, lors duquel il fréquente lŽAcadémie Suisse, où il rencontre Pissarro et Guillaumin, mais échoue au concours dŽentrée à lŽEcole des Beaux-Arts.
Il revient à Aix travailler dans la banque paternelle, mais repart un an plus tard pour Paris où il se réinscrit à lŽAcadémie Suisse. CŽen est désormais fini des faux départs, des hésitations sinon du découragement devant les difficultés du métier : Cézanne, définitivement, a décidé dŽêtre peintre.
PAUL CEZANNE, PEINTRE ARTISAN
Les années suivantes, où il alterne les séjours parisiens, les retours à Aix et les voyages en Provence, le voient suivre le chemin dŽun étudiant indépendant, mais aussi respectueux de lŽapprentissage traditionnel. Il travaille sur le modèle à lŽAcadémie Suisse, fréquente le Louvre où il remplit de nombreux carnets de croquis dŽaprès les maîtres et copie plusieurs tableaux.
Il continue à fréquenter Zola, qui le soutient dans ses efforts, intellectuellement, moralement et même financièrement, et fait aussi la connaissance de Bazille, Renoir, Monet, Sisley. Par lŽintermédiaire de Zola devenu lŽami de Manet, il rencontrera celui-ci en 1866.
Les toutes premières oeuvres de Cézanne nŽont pas grand chose à voir avec celles de ses amis impressionnistes, dont il ne partage alors que lŽambition, le désir de nouveauté, et la révolte contre les normes académiques.
Il est dŽabord séduit par le romantisme de Delacroix, et fait entrer dans ses sujets et ses compositions les obsessions qui lŽhabitent. La violence dramatique de ses sujets est rendue par des couleurs sombres, comme dans "LŽenlèvement" - 1867.
Il peint aussi de nombreux paysages et portraits dans un style réaliste inspiré de Courbet.
Cézanne étant un peintre autodidacte (il ne fera pas lŽEcole des Beaux-Arts et lŽAcadémie Suisse ne dispensait pas de cours), sa peinture est alors moins homogène que celle de ses collègues impressionnistes, voire parfois maladroite.
PAUL CEZANNE, LE REFUSE
Cézanne, à partir de 1863, propose régulièrement des peintures au jury du Salon Officiel de Paris : elles y seront toujours refusées (à une exception près, un portrait, en 1882), malgré ses efforts et les appuis dont il pouvait disposer.
Ses tableaux dénotent déjà une grande diversité thématique : portraits, scènes historiques ou religieuses, natures mortes, paysages de Provence...
Grâce à la pension paternelle, le jeune peintre nŽa pas les mêmes problèmes dŽargent que certains de ses amis (Monet, Renoir, Guillaumin).
En 1869, Cézanne rencontre Hortense Fiquet, un modèle qui va devenir sa compagne, mais craignant que son père, un être particulièrement borné et sévère, ne désapprouve cette liaison et remette en cause sa pension, Cézanne la lui cache donc, de même que plus tard la naissance dŽun fils, Paul, en 1872, dont lŽexistence ne sera découverte par son père, fortuitement, quŽen 1878.
Cette situation bancale durera en fait jusquŽau mariage, en présence des parents, en 1886.
Le couple passe la guerre de 1870-1871 en Provence, puis revient sŽétablir à Paris.
 
CEZANNE ET PISSARRO A PONTOISE
Chargé de famille, Cézanne, sur les instances de Pissarro, sŽinstalle en 1872 à Pontoise, puis à Auvers-sur-Oise (il y habite dans un logement fourni par le docteur Gachet), où tous deux travaillent en commun.
Cézanne nŽavait alors jusque là travaillé quŽen atelier, et il va suivre lŽexemple de Pissarro et se consacrer surtout au paysage sur le motif. Leur collaboration sera très intense et bénéfique, Cézanne sŽimprégnant de la manière impressionniste et confortant Pissarro dans sa volonté dŽune composition spatiale plus construite.
Dans toutes les années qui suivirent, Cézanne entretiendra un dialogue permanent avec Pissarro et Guillaumin, avec lesquels il partage le souci dŽune représentation exacte de la nature.
Pissarro obtint la participation de Cézanne à la première exposition impressionniste, en 1874 : ses œuvres y seront très mal reçues, et Cézanne refuse dŽenvoyer des toiles à la deuxième exposition, en 1876.

Il sŽy résout pour la troisième exposition, en 1877, où ses tableaux seront à nouveau mal accueillis par le public, qui les juge plutôt lourds et dŽune facture grossière. Les critiques sŽen prirent avec une violence particulière aux tableaux de Cézanne.
Théodore Duret (1838-1927) écrit à ce sujet : "LŽapport des novateurs en peinture ne sŽest jamais produit, au XIXe siècle, sans soulever une opposition plus ou moins violente. Si les Impressionnistes étaient aussi maltraités à leur exposition de 1877, cŽest quŽils avaient atteint leur plein développement et quŽils montraient réellement des œuvres dŽun caractère différent de ce que lŽon avait déjà vu. Cézanne était de tous celui qui excitait et devait exciter longtemps le plus dŽhorreur. On peut dire, pour caractériser lŽopinion quŽon sŽen formait, quŽil faisait lŽeffet dŽun monstre, dŽun ogre. Il avait mis du temps à pleinement se développer. A la première exposition de 1874, il envoyait "La Maison du pendu à Auvers", une œuvre déjà puissante, mais quŽil devait dépasser et quŽil dépassait en effet, en intensité de coloris et en originalité de facture avec "le portrait de M. Choquet" et les paysages exposés rue Le Peletier. "
Cézanne, dégoûté et meurtri, cessera toute participation aux expositions impressionnistes. Il va prendre ses distances avec ses amis.

LŽACHEVEMENT DU STYLE DE CEZANNE
Il continue de travailler à Paris et dans les environs, tout en revenant régulièrement dans le Midi.
A la fin des années 1870, Cezanne trouvera, plus tard que ses collègues, une forme achevée de peinture, son style personnel.
Si Cézanne se rapproche dŽun des principes fondamentaux de lŽimpressionnisme, qui consiste à se consacrer totalement sur la vision, il ne veut pas en rester à fixer seulement lŽ"impression" qui en résulte, mais bien "quelque chose dŽaussi solide et durable que lŽart des musées".
"Le pont de Maincy" - 1882-85 compte parmi les premiers chefs-dŽoeuvre de ce style personnel. Le traitement des couleurs des arbres, un vert profond appliqué légèrement, sans séparation nette entre ses petites particules de couleurs voisines, participe à la vision dŽensemble, quand lŽorganisation picturale du tableau reste bien marquée.
Cézanne peint ses paysages en Ile-de-France, et dans sa Provence où il sillonne les collines autour de la Montagne Sainte-Victoire.
A côté des portraits, des natures mortes , Cézanne va sŽintéresser au nu dans la nature, quŽil appellera "baigneuses".


Son tableau accepté au Salon de 1882 constitue une exception qui ne se renouvellera pas, et, refusé une nouvelle fois en 1884, Cézanne abandonne "la lutte pour Paris".
 Relativement à lŽécart du mouvement artistique, Cézanne travaille maintenant de plus en plus souvent et longuement en Provence, à Aix.
Il garde des contacts avec Pissarro auquel il rend visite, et Renoir qui lui rend visite en 1882, puis en 1883 avec Monet.
Le milieu des années 1880 marquera un tournant dans sa vie personnelle. Il rompt avec Zola en 1886, lors de la parution de "LŽŒuvre", où il sŽétait reconnu dans le personnage du peintre avorté Claude Lantier. La même année, la mort de son père le met en possession dŽune fortune suffisante pour lui assurer définitivement son indépendance.
Ses peintures ne seront que très rarement montrées au public : en 1889 à lŽExposition universelle, en 1887 et 1890, avec le groupe des XX, à Bruxelles.


POPULARITE TARDIVE
En 1895, la rétrospective organisée par Ambroise Vollard, jeune marchand dŽart de 27 ans, où 150 de ses oeuvres sont exposées, allait marquer un tournant pour Cézanne, jusquŽalors rejeté au Salon et peu apprécié lors des expositions impressionnistes.
Cézanne est alors découvert: par ses anciens amis, qui ignoraient en fait beaucoup de son évolution, mais aussi par de jeunes artistes pour qui il est un point dŽancrage, une référence immédiate.
Petit à petit va naître et croître une reconnaissance, à lŽorigine surtout le fait de jeunes peintres, comme Émile Bernard ou Maurice Denis, qui voient en lui un maître autant quŽun précurseur, puis aussi de quelques rares critiques perspicaces, Gustave Geffroy, Thadée Natanson, Roger Marx, Rilke.
Sa réputation ne va plus cesser de grandir et de sŽaffirmer (Maurice Denis peint en 1900 "LŽHommage à Cézanne" aujourdŽhui au musée dŽOrsay), avec de nouvelles expositions, chez Vollard en 1898, au Salon des indépendants puis au Salon dŽautomne (1899, 1904, 1905, 1906). De nombreux peintres viennent alors voir le Maître à Aix.
Toutefois cŽest seulement un siècle après la première grande exposition que lui consacra son marchand, Ambroise Vollard, en 1895, et qui le révéla véritablement à ses contemporains, que Cézanne fut véritablement consacré dans son pays : souvenons - nous de cette exposition qui sŽest tenue à Paris au Grand Palais et à Londres en 1995. CŽest le succès enfin reconnu.
Le rôle des amateurs dans cette reconnaissance fut tout aussi essentiel, de son vivant comme après sa mort : Victor Choquet, le petit fonctionnaire collectionneur des impressionnistes, a à sa manière, contribué à donner sa stature définitive à un peintre dont il posséda des ensembles exceptionnels.
CEZANNE Le Père de la peinture Moderne
Décrié à ses débuts, et encore assez tard dans sa vie, Cézanne est aujourdŽhui une figure capitale de lŽhistoire de lŽart.
Sa participation au mouvement impressionniste, somme toute relativement mineure, compte moins que la place quŽil occupe entre le XIXe et le XXe siècle, entre dŽune part le romantisme de Delacroix et le réalisme de Courbet, qui le marquèrent si fortement à ses débuts, et, de lŽautre, les mouvements de la peinture contemporaine depuis le cubisme qui, à des degrés divers, se réclamèrent tous plus ou moins de lui.
Il nŽest pas sûr que le bruit fait maintenant autour de son œuvre aurait vraiment réjoui le Cézanne des dernières années, qui redoutait par-dessus tout quŽon le récupérât, quŽon lui mît “le grappin dessus”.
La peinture fut pour lui avant tout un travail dŽouvrier, un travail solitaire, sauf à de rares moments, presque pénible, pratiqué sans interruption. De même le dessin, dont on oublie trop souvent quŽil sŽagit dŽun élément essentiel de son processus créatif
Cézanne plaçait très haut les fins de lŽart, voulant produire des tableaux “qui soient un enseignement”. Aussi ceux-ci sont-ils de plus en plus réfléchis au fur et à mesure quŽil vieillit, mûris dans lŽintrospection dŽun artiste qui, cependant, se donnait comme premier maître la nature: “On nŽest ni trop scrupuleux, ni trop sincère, ni trop soumis à la nature; mais on est plus ou moins maître de son modèle, et surtout de ses moyens dŽexpression”, écrivait-il en 1904.
Cette tension entre la réalité objective et sa transposition esthétique est au cœur de sa démarche.
Ainsi sŽexplique pourquoi Cézanne a pu être un modèle pour les générations qui lŽont suivi, alors même quŽelles employaient des chemins divers et contradictoires entre eux.
  
"CEZANNE 2006 EN PROVENCE"
La ville dŽAix-en-Provence sŽapprête à célébrer le centenaire de la mort de Paul Cézanne à lŽoccasion dŽune année 2006 riche en manifestations.
LŽ exposition "Cézanne en Provence", de portée internationale, inaugurera la réouverture du musée Granet, un des plus riches musées de province, où le maître aixois nŽavait pu entrer de son vivant: 120 oeuvres majeures (80 huiles, 40 aquarelles) peintes par Cézanne en Provence ou sur le thème des paysages provençaux, prêtées par les musées internationaux et des collectionneurs privés, seront ainsi présentées en 2006 à Washington et à Aix en Provence .
En outre, les visiteurs après la visite de lŽexposition pourront découvrir les lieux de vie et de travail de Cézanne, la campagne aixoise, les points de vue sur Sainte-Victoire, les carrières de Bibemus, le Jas de Bouffan, lŽAtelier des Lauves et tous les autres lieux toujours empreints de sa présence.

MUSEE GRANET Extrait du site museum-aix-en-provence.org

Le musée Granet ouvre ses portes le 4 mars 2006 et accueille du 9 juin au 17 septembre 2006 lŽexposition « Cézanne en Provence ». Après cinq ans de travaux, cŽest un espace entièrement reconstitué et réaménagé qui vous accueille et vous propose dŽadmirer des collections exceptionnelles des XVIIIe, XIXe et XXe siècle. Tant de sculptures et de peintures qui tracent lŽalliance de lŽhistoire de lŽart et de celle dŽun monument du XVIIe, habité de cet éclat que lŽon ne peut emprunter...

Le prieuré des chevaliers de Malte Installé au coeur du quartier Mazarin, dans lŽancien prieuré des chevaliers de Malte datant du XVIIème siècle, le musée des beaux-arts de la Ville dŽAix-en-Provence est riche dŽune très importante collection de peintures, sculptures, objets dŽart, archéologie et arts graphiques. Il fut dénommé musée Granet en 1949 pour honorer le cinquantenaire du legs de lŽami de Jean-Dominique Ingres : François- Marius Granet peintre né à Aix-en-Provence en 1775 . Celui-ci consentit son fonds dŽatelier ainsi que sa collection particulière dŽoeuvres dŽart. Le fonds actuel du musée a été aussi constitué à la faveur de nombreux dons et legs de particuliers aixois, tout au long du XIXème siècle.
Le jeune Paul Cézanne (1839-1906) a dŽailleurs fréquenté le musée pendant ses années de jeunesse, lorsquŽil avait Emile Zola pour compagnon de classe au collège Bourbon actuel collège Mignet.

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, et Maryse Joissains Masini, président du comité de célébration de lŽannée Cézanne et député-maire dŽAix-en-Provence, ont dévoilé, mardi 3 janvier, le programme de lŽAnnée Cézanne 2006, une célébration qui marque le centenaire de la disparition du peintre. Paul Cézanne (1839-1906) est lŽune des plus hautes figures de la peinture française. LŽhommage qui lui est consacré révèlera à travers une programmation variée lŽoeuvre de lŽartiste et son attachement à la Provence, et plus particulièrement à Aix-en-Provence, sa ville natale.
Cette programmation sŽarticulera autour de plusieurs temps forts :
Deux grandes expositions
Cézanne en Provence
(Musée Granet - Aix-en-Provence - du 09/06 au17/09)
Cette exposition, reconnue dŽintérêt national, proposera au public de découvrir, dans les salles rénovées du musée Granet, le lien unique entre le peintre et son pays dŽenfance à travers 116 oeuvres. « Musée de France », le musée Granet est en travaux depuis 2000, pour un montant plus de 21 millions dŽeuros, dont 30 % à la charge de lŽEtat.
Cézanne et Pissarro 1865-1885
(Musée dŽOrsay - Paris- du 28/02 au 28/05)
Cette exposition étudiera les relations entre lŽart de Paul Cézanne et celui de Camille Pissaro à travers une succession de sections thématiques, portraits et auto-portraits croisés, natures mortes et paysages...
« Les chemins de Cézanne » : ouverture exceptionnelle de trois sites
Le Jas de Bouffan (propriété où le peintre a vécu quarante ans), les carrières de Bibémus (plateau rocheux du site Sainte-Victoire où ont été effectuées des recherches picturales) et lŽatelier des Lauves (atelier de Cézanne) permettront au public dŽappréhender les oeuvres de lŽartiste dans leur cadre dŽorigine et de cheminer sur les traces du peintre.
Une célébration dans les écoles, collèges et lycées
Plus de 300 enseignants de lŽAcadémie dŽAix-Marseille, en lien avec la mission Cézanne 2006, ont conçu des projets pédagogiques dans les classes de tous niveaux et portant sur différentes disciplines : arts plastiques, musique, géographie, géologie…
Une programmation riche sur toute lŽannée 2006
De nombreux colloques et conférences favoriseront la rencontre entre la création, le territoire et les publics et permettront une meilleure connaissance du cheminement et de lŽoeuvre de lŽartiste LŽAnnée Cézanne 2006 est organisée par la ville dŽAix-en-Provence et la Communauté du Pays dŽAix, en collaboration avec le Conseil régional de Provence Alpes Côte dŽAzur, le conseil général des Bouches de Rhône et le ministère de la culture et de la communication. Elle bénéficie du soutien de Total et de Sopra Group et du partenariat de France 3 Méditerranée, Télérama, France Info et France Bleu Provence

MUSEE DU VIEIL AIX

Depuis 1930, le musée du Vieil Aix et du Parlement abrite les collections rassemblées par Marie dŽEstienne de Saint Jean et Marcel Provence.
Présentées au public dans un magnifique hôtel particulier du XVIIe siècle, elles rassemblent de multiples objets évoquant les traditions dŽAix et de son terroir.
Mobiliers, santons, costumes, voisinent avec des tableaux, paravents et faïences.
Deux ensembles très originaux attirent lŽattention: les marionnettes en bois de la crèche parlante et celles de la Fête-Dieu, cérémonie très populaire à Aix jusquŽau début du XXe siècle.
Hôtel particulier du 17e siècle, devenu en 1932 le musée dŽhistoire de la ville, le musée du vieil Aix. Les collections constituées à partir de dons effectués par la fondatrice du musée, Marie dŽEstienne de Saint Jean évoquent dans le cadre dŽune belle demeure aristocratique aixoise, lŽhistoire et les traditions dŽAix. Mobilier, faïences, santons, objets de compagnonnages ainsi que marionnettes de crèche parlante...sont à découvrir. le Paravent de la Fête Dieu évoque une très ancienne fête aixoise. Autre élément du musée : un modello de GB Gaulli, maquette de son projet pour le baptistère de Saint Pierre de Rome

FONDATION VASARELY extrait du site www.fondationvasarely.fr

Artiste français contemporain, Victor Vasarely a créé la fondation en 1976 pour promouvoir lŽintégration de lŽart dans lŽarchitecture.
Les travaux de Victor Vasarely les plus connus sont présentés à la Fondation sous forme dŽoeuvres monumentales permettant au visiteur dŽapprécier lŽaboutissement exceptionnel auquel Vasarely amène la peinture abstraite géométrique sous le nom de Cinétisme.
Artiste inclassable, précurseur et humaniste visionnaire, Victor Vasarely conçoit et finance de son vivant un projet culturel futuriste conforme aux valeurs quŽil défend. La construction de lŽédifice au milieu des années 70 a été pensée comme un laboratoire de recherches, de découvertes et de création. Sa fondation est alors inaugurée en 1976. Sept salles présentent la réunion unique de quarante-deux exemples dŽintégrations murales destinées à lŽintérieur ou lŽextérieur de 8 mètres sur 6.

Victor Vasarely est un plasticien tout à fait singulier dans lŽhistoire de lŽart du XXème siècle. Accédant à la notoriété de son vivant, il se distingue dans lŽart contemporain par la création d’une nouvelle tendance : l’art optique. Son œuvre sŽinscrit dans une grande cohérence, de lŽévolution de son art graphique jusquŽà sa détermination pour promouvoir un art social, accessible à tous.
Victor Vasarely naît à Pécs en Hongrie en 1906. En 1925, après son baccalauréat, il entreprend de brèves études de médecine à l’université de Budapest, qu’il abandonne deux ans plus tard. De cette période, Vasarely a gardé une volonté de méthode, d’objectivité, une soif de connaissance…proche du monde scientifique.
En 1929, il entre au Muhëly, connu comme étant lŽécole du Bauhaus de Budapest. Cette école, créée par Alexandre Bortnyik sur le modèle du Bauhaus de Dessau, reprenait les enseignements dispensés en Allemagne par des artistes comme Walter Gropius, Wassily Kandinsky, Paul Klee ou Josef Albers. L’influence de l’enseignement du Bauhaus sera considérable dans l’œuvre de Vasarely. En effet, durant cette période, il s’initie aux tendances du constructivisme et découvre l’Art Abstrait. CŽest alors quŽil réalise ses fameuses "étude bleue" et "étude verte" (1929) et quŽil adhère également aux théories visant à promouvoir un art moins individualiste et plus communautaire, un art adapté aux mutations du monde moderne et du monde de l’industrie.
A cette époque, le gouvernement hongrois commence à associer les différents mouvements avant-gardistes au mouvement progressiste qui se développait en politique. Comme un certain nombre de ses compatriotes, Vasarely quitte la Hongrie et s’installe à Paris en 1930. Il est engagé chez Havas, l’agence de publicité, ainsi que chez Draeger, célèbre imprimeur de l’époque, comme dessinateur - créateur. Son travail de graphiste dans ces agences et plus tard chez Dewambez, lui permet d’aborder l’art du graphisme et de l’esthétique "tout en assurant (son) rôle de plasticien".
Durant cette période graphique (1929-1946), Vasarely pose les fondements esthétiques de sa recherche plastique et "le répertoire de base de (sa) période cinétique abstraite en plan". Il exploite tous les thèmes qui seront repris plus tard : le travail sur la ligne, les effets de matières, les jeux d’ombre et de lumière et développe déjà un certain goût pour la perspective. On retrouve ces constantes dans ses études graphiques en deux dimensions tels les "Zèbres" (1938), "l’Echiquier" (1935), et les "Fille-fleur" (1934) où les formes ne sont pas définies par un trait mais surgissent des réseaux déformés ou de contrastes juxtaposés.


Entre 1935 et 1947, Vasarely redécouvre la peinture. Durant cette période qu’il appellera ses "fausses routes", influencé par les mouvements picturaux de l’époque, et en particulier par la peinture cubiste ou surréaliste, Vasarely s’oriente vers les natures mortes, les paysages, les portraits. Les oeuvres réalisées à cette période, "Autoportrait" (1941), "lŽAveugle" (1946), bien que figuratives, sont le reflet d’une évolution vers une simplification et une schématisation de l’objet.


Vasarely a la révélation véritable que "la forme pure et la couleur pure peuvent signifier le monde…".
Les séjours que le plasticien va effectuer à Belle-Isle et à Gordes vont être d’une importance capitale.
"Belle- Isle, été 1947. Les cailloux, les coquillages sur la plage, les remous, au large les brumes, le soleil, le ciel… dans les galets, dans les morceaux des bouteilles brisées, polis par le va et vient rythmé des vagues, je suis certain de reconnaître la géométrie interne de la nature…".
Les œuvres de la période Belle-Isle (1947-1958) marquent le début d’une véritable démarche abstraite chez Vasarely. Une idée maîtresse apparaît : celle qui permet la transformation d’un matériau brut naturel en un matériau abstrait. Elle marque aussi un retour à la nature par l’utilisation de la forme géométrique, en particulier la forme ovoïde qui signifie "le sentiment océanique".
Entre 1948 et 1951 naissent deux périodes qui approfondissent les idées qui sont apparues avec Belle-Isle. De la période Denfert (1951-1958) surgissent les curieux dessins inspirés des craquelages des parois en carrelage blanc de la station de métro Denfert-Rochereau à Paris. L’alternance du fond et de la forme, l’enchevêtrement des murs éclaboussés de soleil ou noyés d’ombres et les espaces entre ces murs sont à l’origine de la période Cristal (1948-1958). Dans les études de ces périodes, les formes se juxtaposent par des plages de couleurs contrastées posées en aplat. Vasarely redécouvre les perspectives contradictoires de l’axonométrie, la force de la composition pure. L’œuvre la plus représentative de cette période est "l’Hommage à Malevitch" (1952-1958) qui marque le tournant vers le cinétisme. Dans ce tableau, le carré pivotant sur son axe devient losange, créant ainsi un principe visuel qui sera au centre des recherches cinétiques du plasticien. En 1954, Vasarely réalise ses premières intégrations architecturales dans la cité universitaire de Caracas au Venezuela, en collaboration avec l’architecte Carlos Villanueva.
Avec la période Noir - Blanc (1954-1960), Vasarely renoue avec ses études graphiques, son travail sur les réseaux linéaires, ses déformations ondulatoires. Parallèlement il s’intéresse aux techniques de la photographie et réalise des "photographismes" réalisés à partir de la superposition de deux plaques de verre.



En 1955, à la galerie Denise René à Paris, lŽaccent est mis sur lŽart cinétique. Vasarely et dŽautres artistes tels que Duchamp, Man Ray, Calder, Tinguely, ou Agam, exposent leurs recherches sur le thème du mouvement. La même année Vasarely publie son "Manifeste Jaune" qui énonce la notion de "plastique cinétique". Il renoue ainsi avec les recherches des pionniers constructivistes, mais aussi avec lŽenseignement du Bauhaus. Le mouvement ne relève pas de la composition ni dŽun quelconque sujet, mais de lŽappréhension par le regard qui en est le seul créateur.



Le principe de lŽillusion dŽoptique procède de lŽunité plastique constituée de deux formes couleurs contrastées qui seront le noir et le blanc jusquŽen 1960. A partir de ces unités plastiques et de leur basculement qui les transforment, une notion de mouvement et dŽespace apparaît..
partir de 1960, la couleur éclate, dans les œuvres du "Folklore Planétaire". LŽunité plastique est reprise "composée de deux éléments géométriques qui sŽemboîtent lŽun dans lŽautre, se combinent, se permutent".
Avec ces unités bicolores, aux tons puissants ou contrastés, le plasticien invente son Alphabet Plastique qui concrétise une idée datant du début du siècle chez les artistes abstraits, celle de dégager une méthode qui permet la création dŽun langage universel compréhensible par tous.
Cet alphabet plastique va devenir le point de départ dŽun art collectif. Par le jeu des combinaisons et des permutations, une multitude de propositions devient possible en combinant les formes et les nuances des gammes définies par le plasticien. "LŽavènement en art plastique dŽune combinatoire de cette envergure offre un outil ayant un caractère universel, tout en permettant la manifestation de la personnalité comme celle des particularismes ethniques." Dans cet art combinatoire les éléments peuvent être codifiés ou programmés. Vasarely utilise les nouvelles techniques et technologies pour diversifier et composer des œuvres à lŽinfini. Ainsi les éléments peuvent être préfabriqués en utilisant des procédés industriels, les œuvres seront monumentales intégrées à lŽarchitecture et à notre environnement urbain.
"LŽavenir se dessine avec la nouvelle cité géométrique, polychrome et solaire. LŽart plastique y sera cinétique, multidimensionnel et communautaire; abstrait à coup sûr et rapproché des sciences."



De 1964 à 1976, Vasarely sŽintéresse plus particulièrement à la structure cellulaire dans une série dŽœuvres intitulée "lŽhommage à lŽhexagone" où les reliefs sont perçus en incessantes transformations, tantôt en creux , tantôt en relief. LŽambiguïté est accentuée par lŽapport des gammes colorées créant un "perpetuum mobile en trompe lŽœil", replongeant ainsi dans le domaine de lŽoptique quŽil avait abordé avec sa période noir-blanc. Puis, surgit la période "Gestalt", période architecturale entre toutes, inspirée du phénomène de la gestalt.
En 1965, il participe à lŽexposition "Responsive Eye" au Musée dŽArt Moderne de New York, consacré à lŽArt Optique. Ce mouvement sŽattache à suggérer le mouvement sans jamais le réaliser véritablement. Il institue de nouvelles relations entre les spectateurs et l’œuvre en provoquant la participation active de celui qui regarde. Le spectateur est libre dŽinterpréter lŽimage en autant de situations visuelles quŽil pourra en concevoir. Par le succès dont bénéficie cette tendance nouvelle, la presse et le public consacrent Vasarely, comme l’inventeur de "l’art optique".



Poursuivant ses études sur le mouvement et la perception, Vasarely renoue avec le dessin dans sa période Vonal [1964-1970] où réapparaît le travail linéaire des zèbres, des réseaux et des naissances de sa période noir-blanc, avec l’apport de la couleur. Un aspect cinétique est engendré ainsi qu’une dimension spatiale par la répétition des lignes dans des proportions décroissantes au fur et à mesure que le regard pénètre dans le centre du tableau.


A partir de 1968, jouant sur la déformation des lignes, Vasarely définit ses "structures universelles", puis s’engage dans la célèbre période "Vega" où les gonflements induits par la déformation des éléments qui les composent, traduisent des formes qui sŽéchappent du plan pour créer ses spectaculaires volumes. A travers des œuvres telles que "Feny" (1963), "Vega Tek" (1968) et "Vega 200" (1968), le plasticien cherche à évoquer lŽunivers insaisissable des galaxies, les pulsations cosmiques et la mutation biologique de la cellule.


PAVILLON VENDOME

Entouré dŽun parc à la française, le Pavillon de Vendôme offre au public le cadre et la décoration intérieure dŽune demeure aixoise du XVIIIe siècle.
Des expositions temporaires dŽoeuvres modernes, notamment dans le domaine de lŽimage numérique et des nouvelles technologies sont régulièrement organisées.
Installé dans une des plus séduisantes "Folies" héritées du Grand Siècle, le Pavillon de Vendôme reste un lieu de paix et de beauté dans lequel se réflétent les fastes et lŽart de vivre des siècles passés.
Il abrite des meubles, des peintures, des objets dŽart de la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècles et des portraits q Le Pavillon de Vendôme, la plus séduisante des folies héritées du Grand Siècle fut édifié sur lŽordre de Louis Mercoeur pour abriter ses amours passionnées avec Lucrèce de Forbin Solliès. Entouré dŽun beau jardin à la française, la façade principale superpose les trois ordres classiques et est ornée de superbes atlantes baroques. Les collections sont constituées de nombreux portraits des 17 et 18e siècles et de mobilier provençalui évoquent le souvenir de personnalités auxquelles il servit de demeure.

MUSEE DES TAPISSERIES


Le Musée des Tapisseries est installé dans les appartements dŽapparat du Palais de lŽAncien Archevêché. Il permet de découvrir une riche collection de tapisseries des XVIIe et XVIIIe siècles, parmi lesquelles la série dite des "Grotesques", décor théâtral tissé à Beauvais vers 1689, et lŽexemplaire unique au monde de "LŽhistoire de Don Quichotte" (1735).
Depuis 1979, le musée abrite également une collection dŽart textile contemporain et organise tout au long de lŽannée des expositions dŽart moderne et contemporain.
Une section du musée est consacrée aux arts du spectacle, illustrés par des maquettes, costumes, décors et documents sur lŽhistoire du Festival dŽArt Lyrique.


LŽancien Palais de lŽArchevêché, devenu depuis 1909 Musée des Tapisseries est un vaste bâtiment composé de quatre ailes encadrant une cour intérieure. Dans la cour, Gabriel Dussurget y a fait entrer pour la 1ere fois en 1948 un festival dŽart lyrique dédié à Mozart et en fit lŽun des théâtres en plein air les plus réputés dŽEurope. Le palais abrite une riche collection de tapisseries des 17e et 18e siècles (Les grotesques, lŽhistoire de Don Quichotte, les jeux russiens).

MUSEUM DŽHISTOIRE NATURELLE
Fondé en 1838, le muséum, installé dans le très bel Hôtel Boyer dŽEguilles, possède une collection unique en France de fossiles de dinosaures provenant des environs de la montagne Ste Victoire.
Cette collection est complétée par un ensemble de poissons, insectes et plantes fossiles.
Créé en 1838, le museum développe chaque année des activités multiples de recherche, de mise en valeur des collections, de sensibilisation à la faune et à la flore des jeunes publics (animations et ateliers pédagogiques toute lŽannée). Préhistoire et paléonthologie. Collections de 680 000 objets (minéralogie, pétrographie, ornithologie, malacologie, herbiers...) avec une remarquable collection dŽoeufs et dŽéléments de squelettes de dinosaures.


MUSEE PAUL ARBAUD
Le Musée Paul Arbaud du nom de son créateur-donateur, présente une des plus importantes collections de faïences provençales, de nombreux tableaux et des manuscrits réunis au sein dŽune très riche bibliothèque.
Paul Arbaud, érudit provençal, collectionneur et bibliophile a légué sa maison à lŽAcadémie dŽAix.
A voir: Une des plus importantes collections de faïences méridionales, des peintures remarquables, quelques sculptures. La bibliothèque, composée de manuscrits allant du XIVe au XXe siècle qui en font le premier dépôt dŽarchives privées de Provence. Expositions temporaires.


Situé dans un hôtel particulier intimiste au charme XIXe, siège de lŽAcadémie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres dŽAix en Provence, le musée présente une des plus importantes collections de faïences provençales du 18e siècle provenant de Moustiers, Marseille, Apt, Avignon, Varages...et de nombreuses peintures et sculptures (oeuvres de Rambot et Chastel), tableaux et manuscrits réunis au sein dŽune très riche bibliothèque contenant plus de 1600 manuscrits et des livres réunis pour lŽintérêt de leurs reliures, de leur décoration ou de leur texte souvent en langue provençale, plusieurs fonds dŽarchives privés, dont celui de la famille Mirabeau ou dŽérudits locaux, un fond iconographique dŽintérêt surtout local.

Sur le vaucluse

Campredon - Centre dŽArt
LŽISLE SUR LA SORGUE
Depuis 26 ans, lŽHôtel Campredon organise trois expositions par an. Pas moins de 70 évènements dŽenvergure, consacrés aux plus grands noms de lŽhistoire de lŽart et de lŽart contemporain, y ont été organisés. Pour nŽen citer que quelques uns des plus récents : Vieira da Silva en 1999, Hervé Di Rosa en 2000, Serge Poliakoff en 2001, René Char et ses alliés substantiels en 2003, Hans Silvester en 2004, Willy Ronis en 2005, Pierre Alechinsky en 2006, Henri Cartier-Bresson en 2007, Ernest Pignon-Ernest en 2008, Anne et Patrick Poirier en 2009, Sarah Moon en 2010 et Hervé Di Rosa en 2011...
LŽhôtel Donadéï de Campredon est une belle demeure du XVllle siècle en partie protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1979. Il a été acquis par la ville en 1978. Il offre deux niveaux dŽexposition dŽune superficie de 400 m².

Collection Lambert
AVIGNON
La Collection Lambert en Avignon a été créée en 2000 par Yvon Lambert qui a souhaité présenter au public sa collection personnelle dŽart contemporain dans lŽhôtel de Caumont. Cette collection d’art contemporain reflète les grands mouvements de l’art de notre temps : art Minimal, art Conceptuel, Land art, peinture des années 80, vidéo et photographie pour les années 90. Elle rassemble de grands artistes tels : Cy Twombly, Sol LeWitt, Donald Judd, Niele Toroni, Jean-Michel Basquiat, Anselm Kiefer, Christian Boltanski, Nan Goldin, Douglas Gordon et Jenny Holzer dont les œuvres sont présentées tout au long de l’année, en alternance ou inclus dans des expositions temporaires. Des visites guidées gratuites (4 personnes minimum) sont proposées de septembre à juin – le samedi à 16h et en juillet - août – tous les jours (sauf le lundi) à 14h30. Gratuit pour les moins de 6 ans. Sur place boutique et restaurant.

Musée Angladon
AVIGNON
Installé dans un très bel hôtel particulier du XVIIIe siècle, ce musée présente des oeuvres de la prestigieuse collection privée du célèbre couturier et mécène parisien Jacques Doucet : oeuvres de Daumier, Degas, Sisley, Cézanne, Picasso, Foujita, Modigliani et de Van Gogh avec "Les wagons de chemin de fer" qui est la seule oeuvre du peintre exposée en permanence en Provence.... Salons du XVIIIe siècle, cabinets de dessins, mobilier et objets dŽart. Programme de conférences, expositions, vidéo.

Musée Archéologique Théo Desplans
VAISON LA ROMAINE
Ce musée comporte la plupart des sculptures trouvées sur les sites archéologiques de Vaison. Il évoque de façon remarquable la vie quotidienne à lŽépoque Gallo-romaine : habitat, religion, artisanat, toilette, outils... Les Voconces, tribu celtique, soumis par les Romains au IIe siècle avant J.C., devenus des Gallo-Romains en leur capitale Vasio, nous ont légué des vestiges qui comptent parmi les sites les plus prestigieux de la Provence Antique.


Musée Bibliothèque François Pétrarque
FONTAINE DE VAUCLUSE
Situé sur la rive gauche de la Sorgue, le musée comporte à la fois une iconographie de dessins et dŽestampes originales (XVIe - XIXe) un fonds dŽéditions anciennes des oeuvres de Pétrarque et de Pétrarquistes, petite collection dŽart moderne autour de René Char.

Musée Calvet
AVIGNON
Le Musée des Beaux-Arts dŽAvignon : peintures, sculptures, objets dŽart du XVe au XXe siècle, dans un bel hôtel particulier du XVIIIe siècle. LŽédifice et la collection forment ensemble un des lieux les plus poétiques et chargés dŽhistoire dŽAvignon. En décembre 2007, 3 nouvelles salles ont été ouvertes : LŽEcole dŽAvignon y est célébrée, avec un panorama de la création artistique avignonnaise de la Renaissance à la Révolution. Peintures, sculptures et objets dŽart permettent désormais aux visiteurs de mieux appréhender la richesse de cette production du XVIe au XVIIe siècle avec des oeuvres de Simon de Châlons, Nicolas Mignard, Reynaud Levieux et Pierre Mignard, ainsi que des œuvres du XVIIe siècle et début XVIIIe. Collection Egyptienne du Musée mise en lumière durant lŽété 2011 ŽFastueuse EgypteŽ.

Musée Comtadin - Duplessis
CARPENTRAS
Les collections municipales de peinture proviennent, à lŽorigine, du cabinet dŽétude de monseigneur dŽInguimbert, évêque de Carpentras de 1735 à 1757. Elles offrent un réel intérêt tant sur le plan de lŽhistoire de lŽart que sur le plan de lŽhistoire du goût des collectionneurs. De cet ensemble se dégagent quelques points forts : primitifs provençaux (dont la ŽRencontre à la porte doréeŽ, chef dŽoeuvre de Nicolas Dipre) ; plusieurs tableaux dŽEtienne et Pierre Parrocel, de Jospeh Siffrède Duplessis ; des peintures des écoles étrangères (Savery, Snyders, Van Herp, Van der Poel, Carrache, Zuccarelli) ; un ensemble de portraits dont ceux provenant de Dom Malachie dŽInguimbert, notamment le célèbre portrait de lŽabbé de Rancé, attribué à Rigaud et cadeau du pape Clément XII à lŽévêque de Carpentras. Enfin, des tableaux de la deuxième moitié du XVIIIe siècle et du XIXe siècle permettent de mettre en regard la peinture régionale et les courants parisiens : Jospeh Vernet, Turpin de Crissé, Jospeh Bidauld, Gros, Carrière, Gustave Doré, Evariste de Valernes, Bonaventure et Jules Laurens, Etienne Billet et Adda Cabane. Le rez-de-chaussée du musée abrite les collections dŽarts et traditions populaires. Sceaux, monnaires et médailles évoquenr lŽhistoire du Comtat Venaissin, propriété du Saint-Siège de 1229 à 1791. Coiffes comtadines, crèches provençales, appeaux, poids et mesures ainsi que sonnailles illustrent les coutumes et les savoir-faire du Comtat. Des ex-voto dédiés à Notre-Dame-de-Santé et des donatifs du Mont-de-Piété témoignent de la ferveur religieuse tout en retraçant la vie quotidienne des Carpentrassiens au XIXe siècle.


Musée de lŽAventure Industrielle du Pays dŽApt
APT
A travers lŽhistoire de lŽépoque industrielle, le musée présente les principaux aspects dŽune véritable aventure qui, à travers les périodes de prospérité et de crise, continue, depuis le XVIIIe siècle, de façonner lŽhistoire du pays et la vie de ses habitants. LŽactivité industrielle du pays dŽApt se caractérise par la formation des trois principales ressources naturelles de la région : lŽocre, pour fabriquer les pigments de couleur, lŽargile pour les faïences et les céramiques architecturales, les cultures fruitières pour la fabrication des fruits confits. Autour de cette trilogie se sont également développées quelques activités annexes, comme la mécanique, lŽextraction du soufre, la fabrication des emballages... A travers ses collections, le musée conserve la mémoire du travail de toutes celles et tous ceux qui ont participé à la transformation des ressources de notre région. Le musée est installé dans lŽancienne usine de fruits confits Marliagues

Musée dŽHistoire Jean Garcin :
FONTAINE DE VAUCLUSE
Le Musée recrée à travers une approche pluridisciplinaire, historique, littéraire et artistique, toute une époque, de lŽavant-guerre à la Libération, la vie quotidienne des Français sous lŽoccupation, la Résistance dans le Vaucluse, les lettres et les Arts dans la Résistance.

Musée dŽOrange
ORANGE
Installé dans un hôtel particulier du XVIIe siècle, face à lŽentrée du théâtre, découvrez les frises dŽamazones et de centaures provenant du décor du théâtre, le cadastre romain du 1er siècle de notre ère gravé sur le marbre, les collections de tableaux et de tapisseries. Le Musée retrace lŽhistoire dŽOrange de la préhistoire à nos jours et présente de nombreuses pièces archéologiques, reliefs, sculptures provenant du théâtre ou de fouilles de la ville, grande mosaïque dite Aux Amphorettes datées du IIIe siècle.

Musée du Petit Palais
AVIGNON
Peintures et sculptures du Moyen - Âge et de la renaissance. Ancienne livrée du cardinal Arnaud de Via (mort en 1335), neveu du pape Jean XXII, puis palais de lŽarchevêque dŽAvignon, lŽédifice est reconstruit à la fin du XVè s. par lŽarchevêque Julien de la Rovère, futur pape Jules II : façade crénelée percée de fenêtres à meneaux. Le musée abrite un ensemble unique de peintures du Moyen-âge et de la renaissance italienne (plus de trois cents primitifs italiens), regroupant la collection Campana, un fond important du musée Calvet (Ecole dŽAvignon du XIIIè au XVIè s.) et des sculptures médiévales du XIIè au XVIè s. provenant dŽAvignon et des environs. Cet ensemble est essentiel pour comprendre la création artistique dans lŽItalie du Moyen-Âge et de la Renaissance.
Ateliers dŽinitiation à lŽhistoire de lŽart pour adultes et stages de création artistique pour les enfants, conférences, visites guidées dans le cadre dŽexpositions temporaires.


Musée Harmas Jean-Henri Fabre
SERIGNAN DU COMTAT
DŽun terrain en friche (origine du mot Harmas) il en fera son Ž laboratoire des champs Ž propice à lŽobservation de la vie des insectes. Instituteur, professeur, il laissera la chimie, les mathématiques, la physique pour se consacrer à lŽHistoire Naturelle.

En 1922, le Muséum National dŽHistoire Naturelle acquiert le domaine, en totalité. Le cabinet de travail du savant referme les collections laissées par le savant : des fossiles, des minéraux, des imprimés, des manuscrits, quelques boîtes dŽinsectes et deux collections prestigieuses : les aquarelles de champignons supérieurs et lŽherbier inédit.

Musée Louis Vouland
AVIGNON
Ce bel hôtel particulier donnant sur un agréable jardin, abrite la prestigieuse collection dŽarts décoratifs que Louis Vouland, son ancien propriétaire, avait rassemblée tout au long de sa vie avec un goût prononcé pour le XVIIIe siècle. Commodes, meubles dŽappoint, sièges aux signatures des grands ébénistes des époques Louis XV et Louis XVI, faïences et porcelaines, orfèvrerie, horlogerie, tapisseries, peintures, objets de la vie quotidienne charment le visiteur et lui font retrouver dans lŽintimité de la demeure, le luxe et le raffinement des temps passés. Une nouvelle collection dŽoeuvres dŽartistes régionaux et plus particulièrement représentatifs de lŽEcole dŽAvignon de la fin du XIXe siècle et du début du XXe vont y ajouter sa touche provençale.

Pier Ollivier Créations

Pier Ollivier, peintre depuis plus de 30 ans, s’installe en Provence il y a une vingtaine d’années.
La rencontre avec cette région lui permet de continuer à assouvir sa passion en s’inspirant des couleurs de Provence.

Pier Ollivier puise son inspiration au cœur de la Provence, passionné d’architecture et de décoration, il mêle ainsi les ambiances du sud au grès de ses sensations.

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