La provence et ses trésors

LE BOUTIS

 

L´origine du mot boutis : un sujet de controverse
D´après "Lou tresor dóu Felibrige" de Fréderic Mistral, "Boutis" viendrait de l´italien "imbottito" (rembouré, rempli) et remonterait au temps où Marseille était un port franc qui recrutait des brodeuses venant de Sicile.
Pour d´autres, le boutis semble tirer son nom de l´ancienne aiguille de buis qui permettait ce délicat travail.
D´autres encore voit l´origine de boutis dans le provençal "boutiholo" qui signifie "bulle, vésicule"
Quand aux dictionnaires, pour eux le boutis ou bouttis reste surtout un lieu fouillé (bouté) par les sangliers...
 La technique du boutis est vraiment à la portée de tout le monde car elle ne comporte aucune difficulté majeure même si quand on voit un ouvrage pour la 1° fois on se dit que cela doit être très compliqué. Ce qui arrête le plus les personnes c´est le facteur temps car il en faut, c´est sûr, mais lorsque l´on a vraiment le désir de faire quelque chose le temps importe peu.


Il y a 3 étapes dans la confection d´un boutis :
le report du dessin
la couture du motif
le bourrage de tous les espaces
A chaque étape c´est magique car on voit l´ouvrage prendre forme et on a toujours envie de continuer pour voir ce que cela va donner. De plus pendant que l´on est immergé dans son ouvrage, on oublie tout et cela est très apaisant, comme une séance de relaxation en fait. Frédéric Mistral, poète provençal disait du boutis :

Tout a commencé avec le matelassage, technique connue dès l´antiquité sur tous les continents mais l´ancêtre du boutis proprement dit serait arrivé en France par la Méditerranée via la Sicile.


Avec l´ouverture des voies maritimes vers l´Inde, l´Europe découvre d´innombrables richesses. Louis XIV grâce à Colbert crée la Compagnie des Indes puis la Compagnie du Levant. On voit arriver en France de plus en plus d´étoffes aux dessins magnifiques. La région de Marseille dont le port recoit ces étoffes sublimes va se lancer dans l´impression de toiles indiennes brutes. Ces toiles imprimées en France auront un succès immédiat. Les femmes seront séduites par les prix peu élevés, la facilité d´entretien et les couleurs. Mais devant le succès de ces étoffes les marchands drapiers et les soyeux font pression sur le Roi qui réglementera la fabrication et l´usage de ces toiles imprimées ou peintes.

Heureusement le roi maintiendra l´autorisation d´introduire des toiles blanches pour les piquer et cette activité de piquage va sauver les emplois de l´époque. Ainsi vont se développer les techniques typiquement provençales du piqué et des broderies qui utilisent le relief.



Chaque jeune fille avait dans son trousseau des objets en boutis : vannes, jupons, dans les milieux populaires elles cousaient le soir après la journée de travail et chacune en quelque sorte y racontait un peu sa vie, ses souhait grâce à la symbolique des motifs choisis.

 

XVIe et XVIIe siècles - Clérissy

 

Les Clérissy, venant sans doute d’Italie, sont installés vers 1550, comme « potiers de terre ». Pierre Ier est qualifié de « maître faïencier » en 1679. Son fils Antoine est associé à partir de 1702, il est le seul faïencier jusqu’en 1715. Son fils Pierre II, émancipé, devient à son tour associé en 1732, puis dirige seul à partir de 1736. Il vendra à Joseph Fouque.
La production est une faïence grand feu,  généralement en camaïeu bleu et ornementale.


On trouve trois décors principaux :
scènes de chasse reproduisant les gravures d’Antonio Tempesta (graveur florentin de la Renaissance italienne)
sur de « grands plats de chasse » de 50 à 60 cm de diamètre ; l’aile de ces plats est ornée de rinceaux, ferronneries, masques et lambrequins qui évolueront vers une « dentelle » de plus en plus fine ;
décor « à la Bérain », inspiré des ornemanistes de Louis XIV, comme Jean Bérain ;
pièces armoriées encadrées d’ornements.


Parmi les peintres dont ils surent s’entourer, il faut citer les Viry.

 

XVIIIe siècle - Olérys et Laugier

 

Joseph Olérys introduit vers 1737 la polychromie, et s’associe avec Jean-Baptiste Laugier en 1739, pour créer une nouvelle fabrique.
Joseph II son fils lui succède en 1749 et dirige jusqu’à sa mort en 1790. Son neveu Jean-Baptiste Chaix prend sa suite jusqu’en 1796.
Nous leur devons des décors bien connus : guirlandes et médaillons, fleurs de pomme de terre, grotesques chinois et décor au drapeau, ce sont plutôt des pièces de service.

 

XVIIIe et XIXe siècles - Fouque et Pelloquin

 

Joseph Fouque et Joseph-François Pelloquin, s´associent en 1749. Après leur séparation, Fouque rachète la fabrique Clérissy en 1783 et devient le plus important faïencier jusqu’à sa mort.
Il utilise la technique du petit feu : c’est peut-être lui qui l’introduit à Moustiers.
Féraud : la fabrique est fondée en 1779. Gaspard Féraud et Joseph-Henry Berbegier restent associés treize années. On leur attribue le décor mythologique de la fin du XVIIIe siècle. Leur production de grand feu a des couleurs très légères.
Ferrat : les Ferrat étaient potiers comme les Clérissy. Vers 1763, ils fondent une fabrique et font construire des fours spéciaux pour le petit feu dont ils se font une spécialité. Parmi leurs décors, on peut citer le décor au chinois d’après Pillement et le décor maritime, mais aussi beaucoup de pièces inspirées des productions de l’est de la France.


À partir de 1830, toutes les fabriques ferment l’une après l’autre. Celle de Fouque persiste jusqu’à la moitié du XIXe siècle. La faïence de Moustiers est alors oubliée jusqu’à sa renaissance au XXe siècle.

 

Santons de Provence : histoire, origines et fabrication de ces figurines de Noël

 

L´histoire raconte que la première crèche, une crèche vivante, a été réalisée par François d´Assise en 1223, mais cette coutume s´est développée au XVIIIe siècle. En France, la tradition de conserver la crèche chez soi est née après la révolution française. En effet, la révolution avait entraîné la suppression de la messe de minuit et des crèches d´église. Les ancêtres des premiers santons de Provence s´appelaient les « santoun » ou « petits saints ».



Le véritable essor des santons commença au XIX siècle avec l´apparition des premiers maîtres santonniers de Provence. C´est un marseillais, Jean-Louis Lagnel qui fut le premier fabricant connu de santons. C´est donc naturellement que Marseille est devenue capitale santonnière et a organisé des foires devenues annuelles. La première Foire aux santons de Marseille fut inaugurée en 1803. Il existe de nos jours une centaine d´ateliers de santons disséminés à travers la région provençale. Ce qui fait la particularité des santons de Provence, c´est qu´en plus des personnages traditionnels présents dans la crèche de noël , il y a toute une série de petits personnages, figurant les habitants d´un village provençal et leurs métiers traditionnels. Dans une crèche provençale traditionnelle on trouve bien sûr l´enfant Jésus (l´enfan Jèsu ou lou tant bèu pichot : l´enfant Jésus ou le si bel enfant), la Vierge Marie (la Santo Vierge), Saint Joseph (Sant Jousè) ou les trois rois mages richement vêtus : Melchior, Gaspard et Balthazar. Les bergers (li pastre) sont des personnages bibliques mais la représentation qui en est faite est imprégnée de tradition provençale.

 

Avec le boeuf (lou biou) et l´âne (l´ase), ils sont des personnages incontournables des santons de Provence. Les santons les plus connus sont le ravi (lou ravi), c´est l´idiot du village, ou encore, le pêcheur (lou pescadou), la poissonière (la peissouniero), le porteur d´eau (lou pourtarié d´aigo), le bûcheron (lou bouscatié), la fermière avec les produits de la ferme (la masièro). Le nombre des personnages n´a cessé d´augmenter depuis l´origine et chaque santonnier propose des personnages avec des détails et des postures qui font sa marque de fabrique.

Les premiers santons étaient confectionnés en mie de pain, mais petit à petit c´est l´argile rouge de Provence qui a été privilégiée pour la fabrication. Les premiers santons étaient assez rudimentaires, en argile crue, simplement séchée ; ils ont été ensuite peints avec des couleurs. La cuisson au four, les a rendu moins fragiles et leur a assuré une plus grande résistance. Il y a sept étapes dans la fabrication d´un santon de Provence : la création où le santonnier crée un modèle avec pour seuls outils, ses mains et de l´argile. Puis la fabrication d´un moule en plâtre où l´on compresse un morceau d´argile. Le nouveau santon est alors extrait délicatement et doit sécher durant 48 à 72 heures. Il faut ensuite procéder à l´élimination du surplus d´argile qui borde le contour du santon : on dit alors que l´on "ébarbe".

 

Ensuite le santon est enfourné dans un four à 800°c environ. Il peut ensuite être décoré, couleur par couleur. Les Provençaux se transmettent les santons de génération en génération et chacun y ajoute de nouveaux personnages. Mais au-delà du phénomène régional, les santons suscitent un intérêt grandissant et sans cesse renouvelé. En période de noël, les amateurs, qui n´habitent pas en Provence, pourront acheter leurs personnages chez les artisans présents dans les marchés de noël.



Les santons de Provence sont de petites figurines en argile, très colorées, représentant, dans la crèche de Noël, la scène de la nativité (l’enfant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph, avec l’âne et le bœuf censés réchauffer l’enfant avec leur souffle), les Rois Mages et les bergers, ainsi que toute une série de petits personnages, figurant les habitants d’un village provençal et leurs métiers traditionnels. Tout ce petit monde, chacun muni de son présent pour l’enfant Jésus, fait route à travers un paysage comportant traditionnellement une colline, une rivière avec un pont, et des oliviers (généralement représentés par du thym fleuri), vers l’étable, surmontée de son étoile.

 

Histoire

 

La tradition de la crèche de Noël trouve son origine au Moyen Âge, certains auteurs la faisant remonter à Saint François d´Assise qui aurait le premier, en 1223, mis en scène la nativité dans son église de Greccio, en Italie. Les personnages furent alors joués par des gens du village, les animaux étant réels. Cette « crèche vivante » a donné naissance à une tradition qui s’est perpétuée, mais les « acteurs » ont été très largement remplacés par des personnages en bois, en cire, en carton pâte, en faïence et même en verre. Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur apparition dans les églises au XVIe siècle.


Après la Révolution française qui a entraîné la fermeture des églises et la suppression de la messe de minuit, les représentations publiques de la nativité furent discontinues. C’est alors qu’en Provence des petits personnages, les « santoun » ou « petits saints », ont été créés pour qu’une crèche de Noël puisse fleurir dans l’intimité du foyer de chaque famille provençale.
En 1803, peu après le Concordat, la première Foire aux santons fut inaugurée à Marseille. Elle s’y tient toujours, de fin novembre à début janvier chaque année, en haut de la Canebière, artère principale de la vieille ville, débouchant sur le Vieux Port. Outre les petits santons peints, on peut trouver à cette foire des « santons habillés », en costume traditionnel, chacun portant les insignes de son métier. On peut également y acquérir les accessoires permettant de confectionner le décor traditionnel de la crèche : étable, puits, pont, étoile, papier rocher, papier ciel, mousse fraîche pour imiter l’herbe, etc.

 

Fabrication

 

Les premiers santons étaient confectionnés en mie de pain, puis en carton-pâte, en verre ou en bois, mais petit à petit c’est l’argile rouge de Provence qui a été privilégiée pour la fabrication. Si les santons sont longtemps restés de fragiles créations en argile crue, la cuisson de l’argile s’est imposée un peu partout de nos jours. C’est un marseillais, Jean-Louis Lagnel qui, aux alentours de 1800, fut le premier fabricant connu de santons. Depuis, le métier de santonnier s’est ajouté aux métiers traditionnels de la Provence. Il existe de nos jours une centaine d’ateliers de santons entre Marseille, Aubagne, Aix-en-Provence, Arles ainsi que dans de nombreux petits villages disséminés à travers de la région.


On peut distinguer 7 étapes dans la fabrication artisanale du santon :
1.    la création du modèle sculpté dans l’argile crue. Il se tient toujours sur un socle, généralement circulaire et faisant partie intégrante du personnage. Il devra être plus grand que la taille souhaitée à cause du rétrécissement dû au séchage;
2.    la fabrication d´un moule en « coquille » (pour éviter la contre-dépouille) coulé en plâtre (de Paris), avec des encoches mâles et femelles permettant de joindre parfaitement les 2 parties;
3.    le moulage en pressant un colombin d’argile fraîche (mais pas collante) dans une des moitiés creuses du moule, en ayant soin auparavant de talquer celui-ci. On presse ensuite à la main les deux parties assemblées. On ouvre le moule, on découpe grossièrement le surplus d’argile (la « barbe ») autour du sujet et délicatement on décroche le santon, qui est mis à sécher;
4.    l’« ébarbage » et la finition pour enlever toute trace de moulage en grattant la « barbe » avec un couteau;
5.    le séchage;
6.    la cuisson où le sujet est enfourné dans un four à 800° environ (cuisson du biscuit);
7.    la décoration, elle se fait couleur par couleur, avec des pinceaux de décoration. Les premiers santonniers se servaient d’un mélange constitué de pigments en poudre, de gomme arabique et d’eau. Cette peinture était confectionnée par le santonnier lui-même. Aujourd’hui, on utilise les gouaches acryliques, vinyliques etc. disponibles dans le commerce. Le sujet ne doit surtout pas être vernissé.

 

Les principaux personnages de la crèche provençale

 

Louis Lagnel a eu l´idée de construire les moules sur ses voisins qui exerçaient différents métiers, et les santons sont traditionnellement vêtus dans la mode populaire sous Louis-Philippe. Il est à remarquer que chaque personnage a son histoire personnelle, qu’on peut apprendre en assistant à une des nombreuses « Pastorales » représentées sur scène un peu partout en Provence à l’époque de Noël.
Citons comme personnages l’enfan Jèsu ou lou tant bèu pichot (l’enfant Jésus ou le si bel enfant), Sant Jousè (Saint Joseph), la Santo Vierge (la Vierge Marie), lou biou (le bœuf), l´ase (l´âne), li pastre (les bergers, les pâtres), lou viei et la vièio (le vieux et la vieille), lou ravi (le ravi), lou tambourinaire (le tambourinaire), lou pescadou (le pêcheur), la peissouniero (la poissonière), lou pourtarié d´aigo (le porteur d´eau), lou bouscatié (le bucheron), la jardiniero (la jardinière), la masièro (la fermière avec les produits de la ferme), lou móunié (le meunier, avec son sac de farine), lou boulangié (le boulanger), lou banastaire (le vannier), l´estamaire (le rétameur), l´amoulaire (le rémouleur) et la bugadiero (la lavandière).
Les animaux
L´âne et le bœuf sont incontournables dans la crèche provençale. Dans l´étable, ils regardent le petit Jésus et le réchauffent de leur souffle. Les moutons sont également essentiels. En nombre, ils représentent le troupeau des bergers. Seul, au pied du petit Jésus, l´agneau représente l´offrande des bergers.
Parallèlement à ces animaux essentiels, la crèche provençale s´ouvre aussi à d´autres animaux : le chien accompagnant le chasseur, les poules et coqs de basse-cour, le cochon sur la place du village, les oies auprès du pont, l´âne qui porte la farine du meunier,...
L´ange
L’ange est le messager de la naissance du petit Jésus. Le plus célèbre est l’ange Boufareu, celui qui souffle, tient une trompette et guide la population vers l’étable. En général, il est suspendu au-dessus de l´étable où est présenté Jésus.
L´aveugle et son fils
L’aveugle et son fils, issu de la Pastorale Maurel, il s’appuie sur l’épaule de son fils et recouvre la vue devant l’étable de Jésus.
Bartoumieu
Bartoumieu est le personnage sympathique et comique de la Pastorale. Il affiche un air bonhomme à l’allure négligée.
Les bergers
Les bergers sont des personnages bibliques puisqu´ils sont décrits dans la Bible. En revanche, la représentation qui en est faite est imprégnée de l´image populaire provençale. Ils sont représentés de multiples façons mais souvent près du Christ car ils sont les premiers arrivés. Les bergers peuvent être jeunes ou vieux, appuyés sur un bâton, debout ou à genoux devant le Christ, un agneau parfois dans les bras ou sur les épaules.
La bohémienne
La bohémienne tient un enfant dans les bras.
Le curé
D´une bonhommie naturelle, souvent bedonnant et chauve, il administre la paroisse du village voisin. L´importance du curé dans les villages provençaux d´autrefois explique certainement sa représentation.On l´imagine facilement comme étant un peu le curé de Cucugnan.
Marius
Marius est un personnage essentiel des santons provençaux sans doute parce qu´il trouve ses origines dans les œuvres d´Alphonse Daudet et rappelle le personnage si attachant de Tartarin dont la langue est si bien pendue.
Le pêcheur
Souvent représenté avec un filet de pêcheur et une corbeille de poissons. Personnage biblique de la crèche car certains disciples de Jésus étaient pêcheurs et car son rôle symbolique est essentiel.
Le porteur d´eau
Son offrande est simplement de l´eau présentée dans une cruche. Son origine s´explique dans la rareté de l´eau en Provence dans les siècles précédents.
Le ravi
Le Ravi est l´idiot du village, personnage naïf qui n´a rien à offrir, mais qui, touché par la grâce de l´événement, se réjouit de la naissance du Christ. Il est toujours représenté les bras levés au ciel. On retrouve aussi la Ravie
Le rémouleur
Le rémouleur exercait son activité sur les routes et dans les rues des villages, le rémouleur proposait ses services pour aiguiser couteaux, haches, ciseaux, rasoirs, bref tout ce qui coupait.
Les rois mages
Les rois mages sont au nombre de trois : Gaspard, Melchior et Balthazar. Richement vêtus, ils apportent chacun une offrande (or, encens et myrrhe) au petit Jésus. Venant de très loin, ils sont en général représentés avec un ou plusieurs dromadaire(s) accompagnés d´un chamelier. Les rois mages arrivent traditionnellement devant l´étable le 6 janvier lors de l´Épiphanie. Pour arriver à l´étable, ils ont suivi l´Etoile, qui se doit d´être accrochée au firmament de la crèche.
Saint François d’Assise
Saint François d’Assise, avec sa robe de bure. Il est le saint patron des santonniers.
Le tambourinaire
Le tambourinaire est représenté avec son tambourin et son galoubet. Il renforce l´idée que la naissance est une fête.
Le vannier
Il est représenté avec un grand panier d´osier qui servira de berceau au nouveau-né. Même s´il vient d´abord à l´esprit le panier en osier de Moïse, il est plus probable que ce personnage trouve son origine dans l´importance du métier de vannier aux siècles précédents en Provence.
Le vieux et la vieille
Ils s´appellent Grasset et Grasseto. Ils sont souvent représentés assis ensemble sur un banc de la place du village ou debout, bras dessus, bras dessous.
Personnalités
Le maître santonnier marseillais Jacques Flore a présenté en novembre 2008 un modèle à l´effigie de Sœur Emmanuelle. L´artisan avait déjà réalisé en 2007 un santon de l´abbé Pierre qui s´était bien vendu mais l´association Emmaüs avait porté plainte, l´obligeant à le retirer du commerce.

POTERIE PROVANCALE

 

La culture de la céramique cardiale ou simplement le Cardial est une phase ancienne du Néolithique documentée sur le pourtour méditerranéen, principalement dans le sud de la France, en Italie et en Espagne. Elle est caractérisée par la production de céramique cardiale. Ce style décoratif tire son nom des empreintes réalisées sur l´argile fraîche des poteries à l´aide d´un coquillage, le Cardium
L´apparition du Cardial en France méridionale correspond à une migration de populations néolithiques qui atteignent l’Italie ainsi que le rivage de la Provence vers - 6 000 / - 5 000 av. J.-C. En France, la production de céramique cardiale est limitée à la Provence et au Languedoc. Le premier peuplement se situe en Corse, puis sur le continent vers – 5 800 av. J.-C.


L´expansion du Néolithique en Méditerranée centrale donne naissance à ce type de céramique imprimée à laquelle on a donné le nom de céramique cardiale.
Pour certains archéologues, la céramique cardiale appartient au groupe plus large des céramiques à décor à empreintes On trouve en Dalmatie une céramique aux formes simples et au décor souvent imprimé à l´ongle. Courante au VIIe millénaire av. J.-C., elle est antérieure aux premiers décors à la coquille de Cardium D´autres type de décors à empreintes ont pu être créés à l´aide des doigts, de poinçons ou de cordes.
Le Cardium est un coquillage à cannelures et bords dentelés de la famille des coques. Ce coquillage a été utilisé pour imprimer une ornementation dans la terre à cuire, d´abord simple, puis couvrant l´ensemble de la céramique sans révéler de motifs autres que des rangées circulaires, verticales ou obliques.


La céramique cardiale connait une évolution à travers le temps de son décor à l´empreinte mais conserve cependant ses principales caractéristiques: une poterie de facture rustique, sans décor peint et aux motifs en relief.

 

Les structures de cuisson

 

Lors des fouilles du site du Baratin, à Courthézon dans le Vaucluse, de grands amoncellements de galets ont été trouvés avec des traces de feu. Il pourrait s´agir d´une grande structure de cuisson collective, telles qu´on en connaît dans certaines sociétés. Les ethnologues parlent d´un grand repas rassemblant l´ensemble de la communauté, fonctionnant comme un facteur de cohésion sociale.


Les populations cardiales
L´habitat

À ce jour, aucun village cardial n´a été découvert. Les bergers néolithiques utilisaient les grottes lors de la transhumance de leurs bêtes. Ils élevaient surtout des moutons et des chèvres, mais aussi dans une moindre mesure des bœufs et des porcs. Ces espèces ont été domestiquées hors d´Europe et ont été apportées par les populations néolithiques. La chasse, notamment au sanglier, représente encore 40 % des apports alimentaires.
Par ailleurs, la culture du blé, de l´orge et des lentilles se développe. Les plantes cultivées n’ont pas de souches connues en Europe. Elles sont transformées à l´aide de meules de pierre. La pratique de l’agriculture et de l’élevage provoque un recul de la forêt.

 

LA LAVANDE

Les lavandes sont des arbrisseaux dicotylédones de la famille des Lamiacées (ou labiées) et du genre Lavandula, à fleurs le plus souvent mauves ou violettes disposées en épis, dont la plupart des espèces, très odorantes, sont largement utilisées dans toutes les branches de la parfumerie. Elles poussent surtout sur les sols calcaires secs et ensoleillés, à l´exception de L. stoechas, qui préfère les sols siliceux.
Toutes les lavandes sont des plantes mellifères, très recherchées par les abeilles.

 

Historique

 

Venue de l´ouest du bassin méditerranéen, la lavande était déjà utilisée par les Romains pour conserver le linge et parfumer les bains. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen Âge, pour la composition de parfums et celle des médicaments, mais c´est à partir du XIXe siècle que la culture se développe.
L´essor de la production française d´huile essentielle de lavande fine est lié à l´implantation de parfumeries dans la région de Grasse. La mise en culture organisée systématique du lavandin, dans les années 1950, prendra ensuite le relais.
Après plusieurs crises qui entraînent la chute de la production et une régression des cultures, les plantations sont relancées par la stabilisation des surfaces à cultiver et le développement des moyens de distillation.

 

Principales espèces

 

Si les noms latins des lavandes ne posent plus guère de problèmes, il n´en va pas de même avec les noms courants. La même lavande devient française, anglaise ou espagnole selon le pays où elle est classée. On distingue quatre espèces principales :
Lavandula angustifolia, ou lavande vraie. Noms anciens : L. officinalis, L. vera. Autres noms usuels : lavande anglaise (certains auteurs préférant donner ce nom à l´espèce L. dentata), lavande des Alpes, lavande fine. C´est la meilleure des lavandes pour la qualité de son huile essentielle. À l´état sauvage, elle pousse surtout en Provence, mais elle peut être cultivée dans des régions plus septentrionales, d´autant qu´il en existe de nombreux cultivars. C´est un arbrisseau buissonnant pouvant atteindre 1 m de hauteur. Les feuilles, linéaires et de couleur gris-vert, ont une longueur variant entre 3 et 5 cm. Lors de la floraison (avril-mai), la plante développe de longs pédoncules non ramifiés terminés par des épis dont la couleur varie du mauve pâle au violet. Seule l’huile essentielle issue de cette production sur une zone déterminée bénéficie de l’Appellation d´origine contrôlée (AOC), huile essentielle de lavande de Haute-Provence. On recense environ 4 000 hectares cultivés dans les 4 départements producteurs.

 

Rares sont les espèces d´insectes qui attaquent les plantes aussi protégées par leurs huiles essentielles que la lavande ; le chrysomèle de la lavande (ou du romarin) ; Chrysolina americana en fait partie
Lavandula latifolia, ou lavande aspic. Nom ancien : L. spica. Par rapport à la précédente, ses feuilles sont plus larges (elliptiques) et très odorantes. La floraison est plus tardive (juin-août), et les fleurs ont une odeur très camphrée. Elles poussent à l´extrémité de tiges ramifiées, ce qui est le moyen le plus sûr de la différencier de la lavande vraie. Elle est beaucoup moins appréciée en parfumerie.


Lavandula intermedia, ou lavandin, hybride naturel entre L. angustifolia et L. latifolia. C´est la troisième des lavandes provençales. Découvert un peu par hasard, il a été cultivé à partir des années 1930. Le lavandin est aujourd´hui l´espèce la plus cultivée, car sa fleur est plus productive en huile essentielle que la lavande vraie. Par contre, son essence a une moins bonne qualité olfactive, et est utilisée dans la parfumerie industrielle. Au cours des années, plusieurs variétés de cet hybride ont été sélectionnées et reproduites par bouturage. Les surfaces cultivées en lavandins sont estimées à 17 000 hectares. Les variétés les plus cultivées actuellement sont :
Lavandin Grosso 80% des surfaces en lavandins
Lavandin Abrial 10%
Lavandin Super 10%
Lavandula stoechas, ou lavande stéchas, lavande papillon, cantueso (nom surtout donné à la sous-espèce L. stoechas pedunculata). À l´état sauvage, c´est certainement la lavande dont le territoire géographique est le plus vaste (tout le pourtour méditerranéen). Mais elle n´est d´aucune utilité en parfumerie : elle sent un peu le camphre, et rien d´autre. Elle se distingue des espèces précédentes par deux caractéristiques : d´une part elle apprécie surtout les terrains siliceux, notamment le schiste; de l´autre elle possède à l´extrémité de ses épis de grandes bractées violettes, souvent plus foncées que les fleurs proprement dites. Floraison : avril-juillet.
Autres espèces ou sous-espèces mentionnées :
Lavandula viridis, de forme similaire à L. stoechas, portant également des bractées. Feuillage plus vert, fleurs le plus souvent blanches. Pousse en Espagne et au Portugal.
Lavandula pinnata, originaire des îles Canaries.
Lavandula lanata, lavande laineuse (sud de l´Espagne).
Lavandula dentata, lavande dentée, appelée parfois « lavande anglaise », caractérisée par ses feuilles très découpées.
Au départ, les lavandes poussent en Provence et dans quelques pays du bassin méditerranéen, puis la culture s’est répandue en Europe de l’Est (Bulgarie, Russie, Ukraine…) et même en Tasmanie ou encore au Canada où des plants mutés peuvent maintenant résister au gel.


Les lavandes "vraies" poussent à une altitude de 500 à 1 700 m sur les versants ensoleillés des montagnes. La qualité des lavandes est réputée augmenter avec l’altitude. Elle est produite notamment à Sault, dont elle est la principale activité agricole de cette zone du Vaucluse.


En revanche, la lavande aspic est récoltée dans le bassin méditerranéen entre 0 et 600 m d’altitude.
Les lavandes du groupe stoechas se développent sur tout le pourtour notamment en Andalousie et dans la partie sud du Portugal.
Les lavandins sont les lavandes les plus cultivés (de 800 à 1 000 tonnes d’essence par an) et les plus répandus car ce sont les plus résistants. Ils se développent spontanément dans le sud de la France. Cependant, on observe un dépérissement des lavandins abrial et sumian qui sont en voie de disparition.

 

Récolte de la lavande

 

La récolte se fait pendant la floraison, de fin juin jusqu’au mois d’août, pour les lavandes "vraies", "aspic" et les lavandins. À part l’aspic qui est sauvage, les plantes sont généralement cultivées. Il existe cependant quelques distillations de lavandes sauvages de montagne destinées à l’aromathérapie, les quantités sont très limitées. La récolte a lieu en été car les fortes chaleurs favorisent la montée de l’essence dans les cellules et les glandes sécrétrices de la fleur. Les brins sont plus odoriférants si récoltés juste avant l´ouverture des fleurs. Après, l´essentiel de l´arôme se perd.


Les lavandes du groupe stoechas sont plus précoces, elles sont récoltées de mars à mai à l’état sauvage mais elles sont plus rarement exploitées. Pour les cultures, la récolte s’effectue mécaniquement, sauf pour les bouquets qui sont coupés manuellement à la faucille.


Les lavandes clonales (issues d’un individu et multipliées par bouturage) arrivent à maturité en même temps, contrairement aux lavandes de population (non clonales) qui ne mûrissent pas de façon homogène car chaque plante est un individu différent de son voisin. Les lavandes clonées sont plus susceptibles d´être massivement attaquées par des insectes ravageurs, mais la lavande a peu de prédateurs, en raison de sa teneur en substances qui repoussent ces derniers, hormis quelques espèces, dont le chrysomèle de la lavande (ou du romarin) ; Chrysolina americana.


L’huile essentielle serait de meilleure qualité en altitude mais le rendement est plus faible et l’altitude augmente la teneur en esters.


Il existe deux procédés principaux de production d’huile essentielle de lavande :
•    La distillation traditionnelle : la récolte doit subir un temps de séchage, avant distillation, afin de perdre l’excès d’eau. Un préfanage d’environ un ou deux jours est indispensable pour la lavande fine, il évite de modifier la qualité des huiles essentielles qui sont obtenues par entraînement à la vapeur d’eau des sommités fleuries. On fait circuler un courant de vapeur d’eau dans la lavande coupée et bien tassée (temps de distillation relativement court 30 à 45 min).
•    La distillation en "vert broyé" : qui depuis 1990 s’est développée pour améliorer la productivité de la récolte (de lavandin surtout). Sitôt cueilli, le végétal est haché à l’aide d’une ensileuse et il est placé au fur et à mesure, sans séchage préalable, dans une benne ou caisson mobile de distillation qui sera directement monté sur chaudière. Le fait de distiller broyé modifiant la qualité, cette technique n’est pas adaptée pour obtenir une huile essentielle de lavande aux normes AOC. De façon générale, les qualités ensilées auront des teneurs en alcools qui augmentent alors que celles en esters diminuent (phénomènes d’hydrolyse), elles ont une odeur plus verte, peu appréciée des parfumeurs. Des études sont faites pour améliorer les qualités ensilées et aider les producteurs dans ce sens.


Les rendements en huile essentielle de lavande sont très variables selon les régions, le climat, l’année, l’âge de la plantation et la variété, ils sont d’environ 15 kilos par hectare, 25 à 50 kilos pour les lavandes clonales, 80 kilos pour le lavandin en zone de montagne sèche, près du double en plaine (jusqu’à 180 kilos).


Les rendements massiques de production d’huile essentielle (rapport de la masse d’essence obtenue par la masse de plante distillée) sont les suivants :
Les lavandins ont un meilleur rendement car leur fleur est plus développée et plus productrice en huile essentielle, son essence en revanche est de moins bonne qualité.
Utilisations de la lavande

Parfumerie

 

Le mot lavande est un dérivé du verbe laver, peut-être issu de l´italien lavando (action de laver), mais qui pourrait bien remonter au latin lavandaria (linge à laver), sans doute à l´origine de l´anglais lavender (lavendre vers 1265). Cette étymologie laisse penser que très tôt on a utilisé la lavande pour parfumer le linge fraîchement lavé. Des sachets de fleurs séchées sont traditionnellement placés dans les armoires, pour éloigner les mites et parfumer la garde-robe.
Les fleurs de lavande, séchées, sont très résistantes et conservent leurs arômes très longtemps. Un autre usage très ancien est celui de mettre de la lavande dans l´eau du bain pour son parfum et ses propriétés antiseptiques et calmantes.
L´essence de lavande contient des composants différents selon les espèces (voir ci dessous). On l´obtient traditionnellement par distillation des sommités florales. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la Provence était parsemée de petites distilleries familiales, qui ont peu à peu toutes disparu, victimes de crises de mévente et de l´industrialisation de la production.
C´est bien sûr la parfumerie qui fait le plus gros usage de la lavande. On peut tout parfumer avec elle, depuis les savonnettes jusqu´aux détergents et au papier hygiénique. Dans les parfums proprement dits, la lavande est surtout réservée aux hommes, soit en soliflore dans les eaux de toilette, soit en note de cœur dans les eaux de Cologne.

 

Propriétés médicinales 

Molécule de lavandulol.

L´essence de lavande contient des composants différents selon les espèces, mais on y trouve le plus souvent de l´acétate de linalyle et du linalol, du géraniol, du pinène, du cinéol, de la coumarine et de l´éthylamylcétone (à l´origine de son odeur rafraîchissante).
Elle a des propriétés antiseptiques, bactéricides, désinfectantes, calmantes, antispasmodiques et carminatives.


Depuis très longtemps aussi, on connaît les vertus cicatrisantes et antiseptiques de la lavande et sainte Hildegarde la conseillait déjà comme cicatrisant. On lui trouvait aussi des propriétés antivenimeuses et en cas de morsure de vipère, on frottait la plaie avec une poignée de lavande (ceci pourrait expliquer le nom de la lavande aspic). La plante a aussi été très utilisée (et l´est toujours) pour combattre les mites et les poux.
En phytothérapie, on la recommande pour combattre l´anxiété, la nervosité et les insomnies, mais aussi pour soulager les rhumatismes et soigner les infections des voies respiratoires. Elle peut être prise en infusion, en poudre (gélules), sous forme d´huile essentielle ou d´alcoolat (pour les frictions).
L´huile essentielle de lavande est antiseptique et bactéricide. Appliquée pure sur la peau elle soulage les brûlures et les piqûres d´insectes.
Utilisation culinaire
On peut faire infuser des fleurs de lavande dans du lait, utilisé ensuite pour la préparation de glace ou de crème à la lavande. Dans certaines régions du Maghreb (Algérie), elle est utilisée dans quelques plats, comme le couscous.
Les brins sont aussi utilisés dans les vallées (notamment celle de l´esteron, près de Nice), afin confectionner une liqueur particulièrement forte en bouche, et aux vertus antiseptiques, digestives et calmantes.
Symbolique
Dans le langage des fleurs la lavande signifie « Répondez-moi ». Dans une relation plus établie ou une relation amicale c´est un symbole de « tendresse » : en relation avec sa couleur mauve bleutée, son parfum, ainsi que ses propriétés apaisantes et antiseptiques.
Les noces de lavande symbolisent les 46 ans de mariage dans le folklore français.
Le mot LAVANDE  aurait été crée au Moyen Age d´après  le mot latin LAVARE qui signifie LAVER. Mais l´usage de cette plante date d´une époque bien antérieure. En effet, les Romains l´utilisaient déjà en Bourgogne où elle faisait partie des "bonnes herbes".       
Les lavandes et lavandins sont des plantes vivaces de la famille des labiacées se plaisant en sol  sec et rocailleux. La lavande fine ou vraie, se rencontre à l´état naturel ou en culture sur les  collines sèches entre 600 et 1500  mètres d´altitudes et donne une essence raffinée, riche en esters, très appréciée pour ses qualité aromatiques.
L´aspic ou grande lavande, espèce commune, pousse à l´état spontané jusqu´à  600-800 mètres d´altitudes.
Le lavandin espèce hybride concerne principalement le plateau de Valensole, croisement de lavande vraie et d´aspic qui ne se reproduit  que par bouture. Il donne une essence camphrée.  Il est recherché et cultivé pour ses qualités de rendement et de résistance.
Largement employée en pharmacie pour ses vertus thérapeutiques naturelles, cicatrisantes, antiseptiques, antispasmodiques, l´essence est encore plus appréciée en parfumerie
Pendant les siècles suivants, elle est citée dans les ouvrages traitant de la médecine et de la beauté.
C´est au courant de la deuxième partie du XIX ème siècle que les Provençaux l´utilisèrent comme vermifuge et pour guérir leurs plaies. L´origine de la lavande remonte donc à des temps très anciens.
A la fin du XIX ème siècle, les paysans provençaux désertèrent les campagnes pour se diriger vers les villes, attirés par une vie plus confortable et par les possibilités d´emploi qu´offraient les manufactures et la mise en place du chemin de fer. Les    terres arides et ingrates furent laissées  à l´abandon et seules, des plantes particulièrement résistantes pouvaient y prospérer. Ce fut le cas de la lavande et de l´aspic.
Par ailleurs, à cette même époque, la consommation des cosmétiques et des parfums connut un essor considérable, sous l´influence de la mode et de l´accroissement de la population citadine. Dans de telles conditions, la  cueillette de la lavande allait prendre rapidement une ampleur inattendue.
D´abord effectuée à temps perdu par les femmes, les enfants les bergers...., la cueillette va s´organiser à la fin du 19 ème siècle. Au début du XX  siècles, la mise en culture de  la lavande dans les zones économiquement   peu développées est un revenu complémentaire de l´élevage. Les conditions naturelles y sont favorable et les parfumerie Grassoises en pleine essor, cherchent à implanter cultures et distilleries dans l´arrière pays.

La famille des Cicadidae est une famille d´insectes de l´ordre des homoptères et sont des insectes hétérométaboles (seule la dernière métamorphose sera complète). Le nom vient du grec kiccos (membrane) et de ado (chanter). Il s´agit de la famille des cigales.
Description
La cigale Cicada orni fait partie de la classe des Insectes, de l´ordre des Homoptères. Elle mesure de 2 à 5 cm. A son stade juvénile, elle atteint 5 à 8 cm.
Sa tête est de couleur bleu gris. Ses deux petits yeux noirs à facettes sont nettement séparés. Ses pattes sont poilues et grâce à ces poils, elles collent aux branches. Ses quatre ailes sont longues, brunes transparentes en forme de losange et avec les veines très visibles. Son corps est de couleur brune.
Nutrition
Les cigales se nourrissent de sève d´arbre ou d´arbuste, grâce à un appareil buccal de type piqueur-suceur.
Cycle de reproduction
Les œufs sont pondus en été en France, au collet d´arbustes et d´herbes. A la fin de l´été ou à l´automne les œufs donnent des larves qui vont s´enfouir dans le sol, pour plusieurs années en général.
Période larvaire
Pendant la période larvaire souterraine, qui dure de 10 mois à plusieurs années, la nutrition se fait sur des racines. Les pattes avant sont munies d´une structure fouisseuse qui lui permet de creuser des galeries. La structure de l´abdomen est telle que l´urine abondante des larves de cigales est canalisée vers les pattes avant, ce qui permet de ramollir la terre.
Mue imaginale
Ce n´est que durant la dernière année de sa vie que commence la vie aérienne de la cigale. La nymphe sort de terre et se fixe sur une tige ou un tronc, voire sur une pierre et commence sa dernière mue ou « mue imaginale ». La cigale se transforme alors en insecte adulte dit « parfait », ou imago, pour se reproduire durant seulement un mois et demi.           
           
           
La cymbalisation ou « chant des cigales »
La cymbalisation est produite chez le mâle et a pour fonction d´attirer les femelles. Dès que la température est suffisamment élevée (environ 25 °C), le mâle « chante », ou plus exactement , il cymbalise. Une erreur fréquente est de dire que les cigales stridulent comme le criquet. Or la stridulation est produite par le frottement de deux parties du corps d´un insecte (ou plus généralement d´un arthropode, car les mygales stridulent aussi, par exemple), alors que le mâle cigale possède un organe phonatoire spécialisé, les cymbales, qui est situé dans son abdomen.
La cymbalisation est le résultat de la déformation d´une membrane (un peu comme le couvercle d´un bidon) actionnée par un muscle. Le son produit est amplifié dans une caisse de résonance et s´évacue par des évents. La fréquence et la modulation de la cymbalisation caractérisent les différentes variétés de cigales. Le but de cette cymbalisation est d´attirer les femelles de la même espèce.
Généralement, on différencie les espèces grâce à leurs particularités morphologiques. Chez certaines cigales, les entomologistes n´en trouvent aucune. Le chant est alors un critère majeur de différenciation. Le mâle cigale fait vibrer ses cymbales, l´organe qui émet les sons, pour attirer la femelle qui n´est sensible qu´au chant de son espèce. Des notes faibles, aiguës et parfois à la limite de la perception. Les spécialistes sont capables de distinguer deux espèces de cigales simplement à l´oreille. Le plus délicat consiste à enregistrer et à collecter les individus en même temps. C´est la seule façon d´être sûr que le son vient bien de la cigale que l´on ramasse.
LE SAVON DE MARSEILLE
Le savon de Marseille est un type de savon particulièrement efficace par son pouvoir nettoyant, utilisé pour l’hygiène du corps. Ce produit résulte de la saponification d´un mélange d´huiles essentiellement végétales par la soude. Il peut être fabriqué de façon industrielle ou artisanale. Une teneur de 72 % en masse d’acide gras était garantie dans le savon de Marseille traditionnel, uniquement préparé à partir d´huile d´olive.
La formule de ce savon a été réglementée sous Louis XIV au XVIIe siècle. Au XIXe siècle, Marseille compte quatre-vingt-dix savonneries. Cette industrie florissante est à la pointe de la chimie de l´époque. Elle connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l´essor des détergents de synthèse précipite son déclin.Sommaire

Histoire

 

La création de l´industrie du savon de Marseille
En France, le savon est utilisé depuis l´Antiquité. Aurélien Vezier rapporte dans son Histoire naturelle que les Gaulois emploient un produit à base de suif et de cendres pour se teindre les cheveux en roux. Ce savon sert de gel et de décolorant à cheveux.
Article détaillé : savon d´Alep.
L´origine du savon de Marseille provient du savon d´Alep existant depuis des milliers d´années. Le mode de fabrication originaire de la ville d´Alep en Syrie, à base d´huile d´olive et de laurier s´est répandu à travers le bassin méditerranéen, à la suite des Croisades, en passant par l´Italie et l´Espagne, pour atteindre Marseille.
Marseille possède des manufactures de savon à partir du XIIe siècle qui utilisent comme matière première l´huile d´olive extraite en Provence la plus proche. La soude, terme qui à l’époque désigne un carbonate de sodium plus ou moins pur, provient des cendres des plantes des milieux salins, en particulier la salicorne Crescas Davin est au XIVe siècle le premier savonnier officiel de la ville. En 1593, Georges Prunemoyr, dépassant le stade artisanal, fonde la première fabrique marseillaise.
Au début du XVIIe siècle, la production des savonneries marseillaises peine à satisfaire la demande de la ville et son terroir. Le port de Marseille reçoit même des savons de Gênes et d´Alicante. Mais la guerre rompant l´approvisionnement d´Espagne, les savonniers marseillais doivent augmenter leur production de façon à pouvoir fournir l´Europe occidentale, d´abord le nord du Grand Royaume de France, les îles britanniques, la Hollande et surtout l´Allemagne, où les acheteurs pressent leurs commandes avant le grand collapsus de la Guerre de Trente Ans2.


En 1660, on compte dans la ville sept fabriques dont la production annuelle s´élève à près de 20 000 tonnes. Sous Louis XIV, la qualité des productions marseillaises est telle que "le savon de Marseille" devient un nom commun. Il s´agit alors d´un savon de couleur verte qui se vend principalement en barre de 5 kg ou en pains de 20 kg.
Le 5 octobre 1688, un édit de Louis XIV3, signé par Jean-Baptiste Colbert de Seignelay fils de Colbert, secrétaire de la Maison du Roi, réglemente la fabrication du savon. Selon l´article III de l´édit : «On ne pourra se servir dans la fabrique de savon, avec la barrille, soude ou cendre, d´aucune graisse, beurre ni autres matières ; mais seulement des huiles d´olives pures, et sans mélange de graisse, sous peine de confiscation des marchandises». Les manufactures de savons doivent cesser leur activité l’été car la chaleur nuit à la qualité du savon. Le respect de cette réglementation assure la qualité du savon et fait la renommée des savonneries marseillaises.
Dans le même temps, des fabriques de savon s´installent dans la région, à Salon-de-Provence, Toulon ou Arles.

 

L´industrie du savon

 

En 1786, quarante-huit savonneries produisent à Marseille 76 000 tonnes, emploient 600 ouvriers et un volant de main d´oeuvre au plus fort de la saison de fabrication, 1 500 forçats prêtés par l’arsenal des galères.
Après les désordres économiques causés par la Révolution française, l´industrie marseillaise continue à se développer jusqu´à compter soixante-deux savonneries en 1813. La soude est dorénavant obtenue à partir de sel de mer, d´acide sulfurique résultat de la combustion du soufre, de calcaire et de charbon de bois, par application du récent procédé chimique de Nicolas Leblanc

Factorerie Fabre à Porto-Novo (Dahomey, 1895)

À partir de 1820, de nouvelles matières grasses sont importées et transitent par le port de Marseille. Les huiles de palme, d´arachide, de coco et de sésame en provenance d´Afrique ou du Moyen-Orient sont utilisées pour la fabrication du savon.
Les savonneries marseillaises subissent la concurrence des savonneries anglaises ou parisiennes, ces dernières emploient du suif qui donne un savon moins cher.
Au début du XXe siècle, la ville de Marseille possède quatre-vingt-dix savonneries. François Merklen fixe en 1906 la formule du savon de Marseille : 63 % d’huile de coprah ou de palme, 9 % de soude ou sel marin, 28 % d´eau. Cette industrie est florissante jusqu´à la Première Guerre mondiale où la difficulté des transports maritimes des graines porte gravement atteinte à l´activité des savonniers. En 1913, la production représente 180 000 tonnes et n´est plus que 52 817 tonnes en 1918.
Après la guerre, la savonnerie bénéficie des progrès de la mécanisation bien que la qualité du produit reste due à l´emploi des anciens procédés et la production remonte pour atteindre 120 000 tonnes en 1938. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Marseille assure encore la moitié de la production française mais les années qui suivent sont désastreuses. Le savon est supplanté par les détergents de synthèse et les savonneries marseillaises ferment les unes après les autres.
Il ne reste aujourd’hui qu’une poignée de fabricants dans la région.
La fabrication de savon d´huile dans les îles grecques
Dans les îles grecques, à Mytilène notamment, il existait encore il y a une centaine d´années des petites usines qui fabriquent du savon à base d´huile d´olive.
Dans les villages, on extrayait l´huile d´olive avec des presses en bois et le fabriquant de savon rachetait les déchets riches en huiles. Le fabricant possèdait des presses à huile en métal et extrayait l´huile restante très chargée en acide (aujourd´hui une huile de ce type est raffinée). L´huile extraite servait de base à la fabrication de savon et les déchets de l´extraction ultime servait à entretenir les feux.
On retrouvait un tel procédé à Mytilène et à Rhodes. À Rhodes, le fabricant venait de Mytilène et s´appelait Agiakatsika. Les maisons qu´il fit construire pour ses filles sont des chefs d´œuvre du néo-classicisme grec.
Fabrication du savon de Marseille
La saponification de corps gras est la réaction que les maîtres savonniers marseillais conduisaient en cuve traditionnelle ou industrielle.
La saponification [modifier]
Article détaillé : saponification.
Le savon de Marseille résulte d´une réaction chimique de saponification. C´est une simple hydrolyse alcaline, de corps gras par une base forte5. Les esters que sont les corps gras issus de graisses animales sont hydrolysés en milieu alcalin par une base, la soude NaOH
L´hydrolyse des esters produit du glycérol,(glycérine) et un mélange de carboxylates de sodium, c´est-à-dire des sels métalliques d´acides gras, qui constituent le composant déterminant du savon sous une phase condensée, parfois dénommée semi-cristalline après sèchage7.
Le procédé marseillais
Le procédé marseillais est un procédé discontinu de fabrication du savon. Il se compose de plusieurs étapes :
L´empâtage et l’épinage
On introduit en même temps les matières grasses et la soude dans une cuve ou dans un chaudron de grande contenance, et on les mélange tout en les chauffant à 120°C. La saponification démarre. La température élevée sert à accélérer la réaction de saponification. Les graisses et la soude ne sont pas miscibles. Pour faciliter la réaction, on met un fond de savon provenant d´une précédente fabrication qui sert à former une émulsion entre les phases huileuses et aqueuses. C’est pour la même raison qu’on agite le mélange.

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