Les Baux de Provence

Histoire

Monument historique de premier plan, le Château des Baux est le fruit d´une histoire tumultueuse, où chaque époque a laissé sa trace. La situation du plateau des Baux, naturellement perchée et retranchée, a toujours assuré aux populations qui ont habité le lieu, le double avantage de pouvoir observer les environs et de se protéger, ce qui explique sans doute la précocité et surtout la continuité de l´occupation humaine du site depuis la préhistoire jusqu´à nos jours.


Les capacités défensives des Baux en font depuis toujours un site attrayant pour l´habitat humain. Des traces d´habitat ont été retrouvées et datées de 6000 av. J.-C. La place fut utilisée par les Celtes comme un fort ou un oppidum autour du IIe siècle av. J.-C.


Bien qu´habités dès l´âge du bronze, les Baux de Provence ne se développent réellement qu´à l´époque médiévale. Erigées au Xe siècle, la forteresse et la cité qu´elle abrite sont conduites pendant cinq siècles par les Seigneurs des Baux, au cœur de conflits incessants, ravageant la Provence. Les premiers textes connus du Xe siècle font état du "Balcium Castrum". Ils mentionnent le nom du seigneur du lieu Pons le Jeune dont les descendants adoptent le nom des Baux pour patronyme. Cette fortification a été remplacée au XIIIe siècle, lors de la grande campagne de travaux des seigneurs Hugues et Barral des Baux, par le donjon qui profite de la configuration naturelle du rocher et qui sert d´appui aux autres bâtiments du château.


Au Moyen Âge, il devint la place forte d´un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. La forteresse fut construite du XIe au XIIIe siècle sur une vaste étendue de sept hectares. Les princes de Baux contrôlèrent la Provence pendant de nombreuses années et y gagnèrent une forte réputation. Ils disaient descendre du roi mage Balthazar, ajoutant à leurs armoiries, une étoile d´argent à seize branches, pour rappeler celle qui, selon l´Évangile, guida les trois mages vers Bethléem. Leur devise était : « Au hasard, Balthazar. »


La lignée des Baux est, au Moyen-âge, une des grandes familles provençales, importante par ses possessions qui à l´origine sont principalement concentrées sur Arles et sur Marignane, et qui se sont au fil des générations étendues dans toute la Provence, dans le Comtat Venaissin, dans le Dauphiné et en terre italienne.


Place-forte médiévale située aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, la forteresse a connu une histoire militaire mouvementée et été l´objet de nombreux assauts. Le solide donjon qui domine encore aujourd´hui rappelle l´importance de ce château, objet de toutes les convoitises au Moyen Âge.


Au XIIe siècle, les princes des Baux durent se soumettre à l´issue des guerres baussenques. Le grand château commença à être renommé pour sa cour fortement cultivée et chevaleresque.
La Maison des Baux fut ainsi maîtresse de soixante-dix-neuf villes ou places fortes qui furent appelées "Les terres Baussenques". Ce nombre, composé de deux chiffres prétendus sacrés, symbolisait la totalité du domaine des princes, son unicité et son intangibilité, en exprimaient, en quelque sorte, leur puissance. Cette dynastie a marqué l´histoire de la Provence par l´influence et la personnalité de ses seigneurs rebelles et guerriers.


Leur histoire mouvementée montre que la forteresse, notamment au cours des guerres baussenques et des guerres de religion, semble avoir principalement servi de place forte au temps de ces rébellions.
C´est ainsi que Louis III, roi de Sicile et comte de Provence se saisit à la mort d´Alix, dernière princesse des Baux, du château médiéval si souvent utilisé contre l´autorité de ses prédécesseurs et le rattache à la couronne comtale. La ville et les terres baussenques entrent ensuite dans le domaine royal lorsque la Provence est rattachée à la couronne de France sous Louis XI. Le roi de France se méfie d´une forteresse à la fois si puissante et si loin de sa cour. De peur qu´elle ne tombe dans les mains de quelques ennemis et notamment des opposants à son autorité en Provence, il ordonne alors son démantèlement en 1483.


Au XVe siècle, les turbulents seigneurs des Baux font place aux barons de la Maison des Comtes de Provence. Le Château des Baux connaît alors une période faste et passe ensuite sous la suzeraineté du Roi de France.
A partir du XVIe siècle, conflits familiaux et luttes religieuses entraînent peu à peu la décadence de la cité jusqu´au démantèlement de la forteresse en 1633, par ordre de Louis XIII.
Cependant, en raison de son ancienne puissance et de son passé glorieux, la terre des Baux fut intégrée parmi "les Terres Adjacentes" au royaume de France n´ayant d´autre seigneur que le roi, ne dépendant nullement du Comté de Provence et ayant conservé toutes ses coutumes, franchises et prérogatives.


A la Renaissance, période faste pour la Cité, les bâtiments résidentiels du château sont en partie reconstruits. Mais en 1631, la forteresse est de nouveau aux mains des insurgés, la décision royale d´aliéner le Parlement de Provence, l´année précédente, a provoqué à Aix en Provence, une révolte arrêtée par le prince de Condé. Certains rebelles s´enfuient et se réfugient aux Baux. La ville est assiégée par les troupes de Richelieu. A la suite de ces combats, la forteresse est de nouveau démantelée.
La seigneurie des Baux est donnée, en 1642 par Louis XIII, à Hercule Grimaldi pour le remercier de sa politique favorable à la couronne de France. Celui-ci transmettra à ses descendants le titre de Marquis des Baux dont le Prince Albert de Monaco est l´actuel détenteur.


Après la révolution, le marquisat est rattaché à la France. Le village des Baux  est peu à peu abandonné et ne compte plus que 400 habitants à la fin du XIXe siècle. Il y en avait 3000 au XIIIe siècle. Mais les Baux ont à nouveau rendez-vous avec l´Histoire. En 1821, un géologue découvre une roche rouge riche en alumine qu´il nomme bauxite.


Un nouvel essor
C´est après la seconde guerre mondiale que le village entame sa vocation touristique et culturelle, avec l´arrivée de Raymond Thuillier qui contribue à la renommée internationale des Baux en ouvrant le célèbre "Oustau de Baumanière", ambassade gastronomique où se succèdent les grands de ce monde. En 1966, André Malraux inscrit par décret l´ensemble de la commune sous la protection du Ministère de la Culture et de l´Environnement. De nouveau  s´engage pour la cité une période de renaissance et de réhabilitation qui lui vaudra, en 1998, son classement parmi "Les Plus Beaux Villages de France


Cité favorite des poètes
Mais c´est également aux Baux que poètes et ménestrels les plus célèbres de leur temps chantent l´amour courtois aux Damoiselles de la Maison des Baux.
Défendue par les grands poètes provençaux Mistral, Charles Rieu, Daudet et Pagnol, la cité des Baux attire aujourd´hui un public venu du monde entier, sensible au caractère unique des lieux.

Culture et Patrimoine Monuments et lieux touristiques

La commune compte 22 monuments historiques, mais la plupart des bâtiments qui composent le château sont aujourd´hui à l´état de ruines. Il faut venir en dehors des grosses journées touristiques ou bien dormir sur place pour apprécier vraiment cet endroit au calme.


Monuments laïques
Musée des Santons magnifique collections de santons du XVIIe siècle à nos jours, situé dans l´ancien corps de garde du XVIe siècle.
Château des Baux et ses remparts, propriété de la commune des Baux ;
Musée du château des Baux, situé dans l´ancien hôtel de la tour de Brau, un bel édifice du XVe siècle, retraçant l´histoire des Baux-de-Provence. Ce musée a depuis été remplacé par une boutique, il n´en subsiste qu´une maquette du château au Moyen Âge.


Machines de guerre reconstituées : plusieurs trébuchets, une baliste et un bélier.
Depuis le 1er avril 2007, trois nouvelles catapultes capables d´effectuer des tirs les ont rejoints : le plus grand trébuchet de France (16 mètres de haut), une bricole et un couillard. Ces trois machines effectuent des démonstrations de tirs tous les jours avec de véritables projectiles.


Hôtel de Manville : l’Hôtel de Manville (actuelle mairie depuis 1960) est sans doute la plus vénérable de ces demeures et l’une des mieux restaurées. L´édifice fut construit en 1571 par Flayelle, architecte du Vivarais pour le compte de Claude II de Manville. C’est le neveu de Claude Ier de Manville issu d’une famille toulousaine, capitaine des galères royales, chevalier du Saint-Sépulcre, nommé ensuite capitaine viguier des Baux. Cette propriété a été offerte par le prince Bianchi de Médicis de Manville à la municipalité pour accueillir la mairie.


Fenêtre Post Tenebras Lux surmontée de l’inscription Post tenebras lux 1571 (« Après les ténèbres, la lumière – 1571 »), devise calviniste; cette maison fut la propriété de Brisson Peyre (ou Jean de Manville), laboureur, en 1571, et a été cédée en 1584 à Charles Laugier, lieutenant du viguier des Baux. Maison de Claude II, sa femme est enterrée à Saint-Vincent.
Porte Eyguières (« Porte de l´eau »), unique porte charretière du village.
Hôtel des Porcelets, à l´élégante façade du XVIe siècle, abritant aujourd´hui le musée Yves-Brayer.


Monuments religieux

L´ancienne chapelle Sainte-Catherine ;
L´ancienne chapelle Saint-Blaise (XIIe siècle), élevée par la corporation des tisserands et des cardeurs en l´honneur de leur patron : datant du XIIe siècle, elle devint au XVIIIe siècle siège de leur confrérie.
L´église Saint-Vincent des Baux, XIIe siècle-XVIe siècle, en partie creusée dans le roc ; elle donne sur une place plantée d´ormes et de micocouliers ;
Situé au cœur des Alpilles sur un plateau rocheux, la cité des Baux de Provence domine Arles et la Camargue et offre un panorama exceptionnel. Restaurée patiemment, la cité possède un patrimoine historique et architectural avec 22 monuments classés :
Le Château des Baux est un témoignage unique de l´histoire médiévale, l´Eglise Saint Vincent à la fois romane et renaissance avec ses beaux vitraux de Max Ingrand, la fenêtre renaissance Post Tenebras Lux, qui témoigne de l´influence des Huguenots au XIe siècle, les hôtels particuliers du XVIe et XVIIe siècle, qui accueillent les galeries d´art et de musées, comme le Musée Yves Brayer et le Musée de Santons ainsi que la Fondation Louis Jou où vous découvrirez d´autres trésors, sans oublier la Mairie qui occupe l´ancien Hôtel de Manville.
 Place-forte médiévale aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, le Château des Baux témoigne d´une histoire militaire mouvementée qui fut rythmée par de nombreux assauts.
Le solide donjon qui le domine aujourd´hui rappelle que la Provence fut, à l´époque médiévale, l´objet de toutes les convoitises.
La Tour Sarrasine tient son nom de son orientation vers le sud, d´où arrivaient les Sarrasins.
La Tour Paravelle avait avant tout un rôle de surveillance, dominant les cours du Château d´un côté et la vallée de l´autre.
Au pied du village, les anciennes carrières sont le lieu des spectacles inédits en image totale aux dimensions vertigineuses.
Terroir
L’huile d’olive
La Vallée des Baux est par excellence la terre de l´olivier. Elle offre l´un des plus saisissants paysages oléicoles de la Provence Ce terroir est unique car pour une même dénomination géographique, trois produits différents sont reconnus d´origine contrôlée : huile d´olive, olives cassées et olives noires.
L´huile fruitée noir, déclinant des notes de champignons, de sous-bois, de cacao ou fruitée vert au goût herbacé, d´artichaut cru, de cassis se compare à un grand vin : arôme, couleur, saveur, finesse. Il n´y a pas une huile d´olive de la Vallée, il y a des huiles d´olives, des crus différents d´huile d´olive comme il y a des crus différents de vin. La spécificité de l´huile d´olive de cette appellation est qu´elle provient d´un assemblage de variétés d´olives : la salonenque également préparée en olive cassée, la béruguette, le verdale et la grossane. C´est l´assemblage subtil de ces variétés, propre à chacun des mouliniers, qui offre aux huiles toute une palette de saveurs.
L´olive est le fruit de l´olivier, arbre fruitier caractéristique des régions méditerranéennes. Au plan botanique, c´est une drupe, à peau lisse, à enveloppe charnue riche en matière grasse, renfermant un noyau très dur, osseux, qui contient une graine, rarement deux. Sa forme ovoïde est typique. Sa couleur, d´abord verte, vire au noir à maturité complète, vers octobre-novembre dans l´hémisphère nord.
L´olive est comestible, après préparation destinée à lui ôter son amertume. Elle est employée comme condiment, c´est l´olive de table ; elle entre dans certaines préparations culinaires comme la tapenade et dans certaines recettes, comme le canard aux olives.
Son utilisation principale est cependant l´extraction de l´huile d´olive, considérée par beaucoup comme la meilleure huile alimentaire connue.
La récolte des olives s´effectue dans l´arbre ou au sol, à la main ou avec des peignes, ou bien à l´aide de filets étendus sous les arbres, après avoir fait tomber les olives au moyens d´une longue perche ou d´une machine qui secoue les arbres.
La récolte des olives s´effectue durant l´automne (olives de table) ou entre novembre et février (olives dont on veut extraire l´huile). Le pressage et l´extraction ont lieu de préférence le jour de la cueillette, afin d´éviter la fermentation. L´huile est stockée généralement dans des cuves en acier inoxydable, afin d´éviter son oxydation.



Les coteaux-des-baux-en-provence
 Le vignoble est planté sur les coteaux s´étageant au pied des Alpilles. Ils donnent un vin qui était déjà apprécié des Romains. Ceux-ci le conservaient dans des sortes d´amphores, les dolia, dont les plus grandes pouvaient contenir plus de mille litres. Ont peut encore en voir quelques-unes dans la région.
Le vignoble produit aujourd´hui des vins rouges et des vins rosés, bien charpentés et agréablement fruités.



Venir aux Baux de Provence
Route d´Avignon: A7, sortie n°24 Avignon Sud ; via Noves et Saint-Rémy de Provence.
Route de Marseille: A7 direction Lyon - A54 direction Arles, sortie n°11 Saint Martin de Crau- Via Mausssane les Alpilles.
Route de Nîmes: A9- A54 , Arles sortie n°7-Via Fontvieille.
Villes à proximité
Avignon    30 km
Arles    20 km
Marseille    80 km
Aix-en-Provence    70 km
Nîmes    50 km
Nice    250 km
Valence    150 km
Lyon    250 km
Paris    750 km
Aéroports
Nîmes Arles Camargue : 36 km
Marseille Provence : 70 km
Avignon « Cheval Blanc » : 28 km
Nice Côte d´Azur : 245 km
SNCF
Avignon gare TGV (2h40 de Paris)
Arles (20km)

 

Sources des textes
Château-baux-de-provence
Office de tourisme des baux de provence
Wikipedia

Pier Ollivier Créations

Pier Ollivier, peintre depuis plus de 30 ans, s’installe en Provence il y a une vingtaine d’années.
La rencontre avec cette région lui permet de continuer à assouvir sa passion en s’inspirant des couleurs de Provence.

Pier Ollivier puise son inspiration au cœur de la Provence, passionné d’architecture et de décoration, il mêle ainsi les ambiances du sud au grès de ses sensations.

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