Mon voyage en provence

Dés mon arrivée en Provence, il me tarde de découvrir ses villages typiques et la richesse de leur histoire, passionné par l’architecture et la flore, je m’empresse de partir sur les sentiers de cette terre d’accueil.

C’est au cœur des Alpilles et de ses massifs montagneux, que je décide d’entamer mon périple, la rencontre avec la population est intéressante et cet ancien garde champêtre croisé aux Baux de Provence m’apprend que depuis le 13 juillet 2006 les Alpilles sont protégées par la création du Parc naturel régional des Alpilles. Une information qui me laisse penser que mon choix est le bon que les cyprès que je vais découvrir m’apporteront source d’inspiration.

Les cyprès, me dit-il, sont un genre d´arbres sempervirents de la famille des Cupressacées originaires des régions tempérées chaudes de l´hémisphère nord. Le cyprès commun est un arbre représentatif de la flore méditerranéenne, l´arbre des cimetières, symbole du deuil dans le monde méditerranéen. Citation de Pablo Néruda dans un extrait de "J´avoue que j´ai vécu". - "Les cyprès des Guaïtecas me barrent le chemin....C´est un monde vertical: une nation d´oiseaux, une foule de feuilles."


Le vieil homme attache tant d’importance à me parler de cette terre qui lui est chère,  je décide un instant  de m’assoir à coté de cette magnifique fontaine qui sera source d’inspiration pour une de mes toiles et de l’écouter attentivement  Un peu plus loin ce commerce comme suspendu par le temps a fait de son trottoir l’attraction de la rue avec ses objets de la vielle Provence. C’est un peu comme s’il avait arrêté les aiguilles de la pendule, ils étaient là eternels. L’arrosoir et le broc semblaient faire la parade pendant que le panier et les poteries se cachaient par pudeur comme de vieilles dames.

Il est vrai que ce lieu est chargé d’histoire en démontre la situation du plateau des Baux, naturellement perchée et retranchée, a toujours assuré aux populations qui ont habité le lieu, le double avantage de pouvoir observer les environs et de se protéger, ce qui explique sans doute la précocité et surtout la continuité de l´occupation humaine du site depuis la préhistoire jusqu´à nos jours.


Les premiers textes connus du Xe siècle font état du "Balcium Castrum". Ils mentionnent le nom du seigneur du lieu Pons le Jeune dont les descendants adoptent le nom des Baux pour patronyme. Cette fortification a été remplacée au XIIIe siècle, lors de la grande campagne de travaux des seigneurs Hugues et Barral des Baux, par le donjon qui profite de la configuration naturelle du rocher et qui sert d´appui aux autres bâtiments du château.


La lignée des Baux est, au Moyen-âge, une des grandes familles provençales, importante par ses possessions qui à l´origine sont principalement concentrées sur Arles et sur Marignane, et qui se sont au fil des générations étendues dans toute la Provence, dans le Comtat Venaissin, dans le Dauphiné et en terre italienne.


La Maison des Baux fut ainsi maîtresse de soixante-dix-neuf villes ou places fortes qui furent appelées "Les terres Baussenques". Ce nombre, composé de deux chiffres prétendus sacrés, symbolisait la totalité du domaine des princes, son unicité et son intangibilité, en exprimaient, en quelque sorte, leur puissance. Cette dynastie a marqué l´histoire de la Provence par l´influence et la personnalité de ses seigneurs rebelles et guerriers.


C´est après la seconde guerre mondiale que le village entame sa vocation touristique et culturelle, avec l´arrivée de Raymond Thuillier qui contribue à la renommée internationale des Baux en ouvrant le célèbre "Oustau de Baumanière", ambassade gastronomique où se succèdent les grands de ce monde. En 1966, André Malraux inscrit par décret l´ensemble de la commune sous la protection du Ministère de la Culture et de l´Environnement. De nouveau  s´engage pour la cité une période de renaissance et de réhabilitation qui lui vaudra, en 1998, son classement parmi "Les Plus Beaux Villages de France.

André, c’est comme cela que ce nomme le vieil homme, m’explique que la première allusion au nom donné à la chaîne des Alpilles apparaît relativement tard dans l´histoire. Sous l´Ancien Régime, la montagne ne semble pas avoir de nom. Tout au plus parle-t-on de la montagne des Baux.  Le terme « Alpilles » me dit-il désigne une chaîne que l´on compare à de petites Alpes.


J’apprends que le massif des Alpilles est un massif des Préalpes qui n’est situé qu’à quelques encablures de Marseille et qu’il s’étend sur environ vingt cinq kilomètres depuis la vallée du Rhône jusqu´à la vallée de la Durance.


Les Alpilles dominent au nord la plaine maraîchère de Saint-Rémy-de-Provence et c’est cet endroit que je choisis pour ma deuxième étape.


L’approche de ce village me laisse entrevoir ses vallons verdoyants et subtilement parfumés et je comprends rapidement que ses belles demeures restaurées et ses ruelles anciennes pleines de charme ont fait son succès...

En flânant tranquillement dans ses rues étroites,  j’entrevois cette majestueuse fontaine qui donnera naissance à une de mes toiles. Un peu plus loin, de petites places ombragées accueillant d´agréables terrasses et de magnifiques cyprès qui resteront dans ma mémoire.


Comment ne pas être ému en pensant à Vincent Van Gogh qui a peint plus de cent cinquante toiles dans la campagne environnant Saint Rémy de Provence.


C’est sur la place centrale de Saint Rémy de Provence que j’aperçois cet olivier, comme domestiqué, flanqué dans un large et vieux pot, sans doute finira t’il par renaître sous mon pinceau. Reprenant mon pèlerinage je croise ce vieil autochtone  qui me révèle que la ville chargée d´histoire, est bâtie sur l´un des sites archéologique le plus ancien d´Europe. Les vestiges du Comptoir de Glanum fondé au III° siècle avant JC, puis remanié par les romains sous Jules César. Ils témoignent de manière impressionnante des civilisations qui se sont succédées ici.

Après un repos mérité, je poursuis mon chemin vers Fontvieille, je décide de passer par la mairie pour mieux connaître ce havre de paix. La commune apparaît officiellement au 18ème siècle, deux années après le début de la Révolution Française. Mais l’existence de ce lieu, voire les prémices de son évolution remontent bien avant ces événements. La découverte de tombes funéraires souterraines appelées aussi hypogées démontre la présence humaine au cours de la protohistoire.

L’utilisation de la pierre à Fontvieille deviendra un des principaux fils conducteur de l’histoire de cette cité. Lors de la période romaine, le peuple celto-ligure d’Arlaïte (de nos jours Arles) soutien Jules César contre Pompée. En remerciement de leur aide, leur cité deviendra romaine et pour ce faire, ils auront besoin de pierre.  La proximité et l’accessibilité du site permet la création d’une carrière à ciel ouvert. Une première population de carriers s’implante dans le secteur. Cette présence perdurera à travers le temps mais se déplacera suivant les nécessités autour du village.

L’histoire de Fontvieille prendra son véritable essor après la Révolution Française, car la demande de la pierre n’aura de cesse de se développer. La seconde moitié du 19ème siècle permettra pourtant un essor plus important, l’utilisation de la pierre de Fontvieille traversera les continents ainsi que les océans car elle correspondra à un style de construction spécifique : le style Haussmannien.

Comment quitter Fontvieille sans s’intéresser à l’olivier qui en a fait sa renommée, cet arbre au tronc noueux, au bois dur et dense, à l´écorce brune crevassée, il peut atteindre quinze à vingt mètres de hauteur, et vivre très longtemps. Cependant, sous l´action d´animaux de pâture, ou dans des zones extrêmement ventées, ou exposées aux embruns, il conserve une forme buissonnante, de défense, et maintient la forme d´une boule compacte et impénétrable, lui donnant l´aspect d´un buisson épineux. Dans la plupart des modes de culture, les oliviers sont maintenus à une hauteur de trois à sept mètres afin de faciliter leur entretien et la récolte des fruits.


Son  fruit, l´olive est une drupe, dont la peau est recouverte d´une matière cireuse imperméable à l´eau avec une pulpe charnue riche en matière grasse stockée durant la lipogenèse, de la fin août jusqu´à la véraison. D´abord vert, il devient noir à maturité complète. Le noyau très dur, osseux, est formé d´une enveloppe qui se sclérifie l´été à partir de la fin juillet.


Selon les archéologues, la domestication de l´olivier aurait eu lieu environ entre 3 800 et 3 200 avant J.-C., soit il y a six millénaires. Des études archéo biologiques et l´étude génétique des populations d´oléastres et des variétés d´oliviers  montrent que la domestication s´est produite indépendamment dans plusieurs régions du bassin méditerranéen, et s´est très probablement réalisée sur une longue période.


L´olive renferme un principe amer, elle a une faible teneur en sucres  et une forte teneur en huile. Mais elle est trop amère pour être consommée telle quelle et doit être transformée. Les plus beaux fruits seront traités en «confiserie» pour devenir un condiment, et ils doivent être récoltés à la main avant leur chute de l´arbre. Les autres olives, abîmées ou récoltées mécaniquement, seront broyées et pressées afin d’extraire l´huile, qui est un pur jus de fruit et l´une des meilleures huiles alimentaires connues.


La technique d’extraction de l´huile d´olive est une opération uniquement mécanique. Cela veut dire que le produit final est du pur jus de fruit qui n´a subi aucune transformation chimique. On va d´abord broyer les olives afin d´en faire une pâte, puis pressurer la pâte obtenue, ou la centrifuger pour en extraire le jus, et enfin centrifuger ce jus pour séparer l´huile de l´eau. L´huile est ensuite mise à décanter dans des cuves, ou filtrée pour en éliminer les dernières particules.


Chaque huile possède un goût spécifique car c´est un produit vivant, influencé par de nombreux facteurs, tels que le climat, le terroir, la variété, la maturité du fruit, le temps d´entreposage, les techniques de fabrication, ou l´assemblage. Certains sont particulièrement importants, comme la date de récolte, car les huiles obtenues à partir d´olives vertes précocement récoltées sont puissantes et fruitées, alors qu´issues d’olives mûres, plus tardivement récoltées elles sont plus jaunes et plus douces. Ou encore la température d´extraction, qui doit s´effectuer à froid, car les arômes commencent à changer au-dessus de 27°C. Une huile extraite à froid conserve ses phénols naturels (antioxydants), lui assurant une meilleure conservation. Et enfin la rapidité du travail, car le goût des olives va se modifier rapidement à cause du processus de fermentation qui s´engage après la récolte. Pour obtenir une huile sans trace de fermentation, les olives doivent être pressées dans les vingt-quatre heures suivant leur récolte.


Emballé par ces villages qui respirent l’authenticité, je décide de poursuivre ma route du Lubéron, je me souviens de ce professeur amoureux de la Provence qui me décrivait avec précision cette magnifique région du Lubéron qui se trouve entre les Alpes de Haute Provence et la plaine du Vaucluse qui s´étire, la montagne du Luberon: montagne tutélaire, qui assemble plus qu´elle ne sépare, les vallées du Calavon au nord et la Durance au Sud; trait d´union naturel de ces "pays du Luberon" qui ondulent à ses pieds.


C’est dans cette Provence que je retrouve ici la pleine force de son caractère, la douceur du climat et la transparence de l´air qui exaltent les étonnants contrastes d´une nature riche et multiple. Les striures bleues des lavandes, le vert des forêts aux nuances subtiles, la flamboyance des falaises d´ocres et la blancheur austère des collines calcaires sont des merveilles de nature.


Ici tout évoque l´enracinement de l´homme à son terroir : bories et murets de pierre sèche, ses imposantes bastides qui révèlent des patios magnifiques où se sont blottis des orangers, des citronniers, des oliviers pour se protéger de l’hiver. Ces villages perchés enchâssant château et église, certains gagnés par la renommée : Lourmarin, Gordes, Manosque, Roussillon. Ces mas ruraux jadis modestes devenus objets de convoitises, traités avec soin par leur propriétaire et dissimulés derrière ces oliviers et lauriers aux teintes ensoleillées.

 

Les Pays du Luberon puisent leur attrait dans les traces de l´activité de l´homme; les espaces naturels eux mêmes ont vécu de cette dépendance. De ces activités passées, basées sur les ressources naturelles, nous restent les bories, les terrasses, des paysages ouverts et attractifs (crêtes du Luberon, ocres...).


Sur ces chemins ou jadis circulaient les maraichers à dos d’ânes, la route était longue jusqu’à Maussane-les-Alpilles, cette commune se situe sur le versant sud du massif des Alpilles.


Selon certains, le nom moderne « Maussane » dériverait du provençal mausano (« malsaine »), en référence aux marais qui s´étendaient sur le territoire de la commune jusqu´à la fin du XIXe siècle. Cette hypothèse est toutefois battue en brèche par l´étymologie même du nom Maussane et de ses formes médiévales. C’est dans ce village aux racines avérées que j’ai découvert cette belle demeure au charme colonial avec un subtil mélange de Provence, sa fontaine abritée sous ce long patio bordé de colonnes debout depuis des décennies inspirent le respect et vous laissent un souvenir inénarrable.


Et puis soudain l’approche de Lourmarin, ce joli village dispose paisiblement ses maisons des XVIIe et XVIIIe siècles un peu à l´écart de la délicate église romane et du magnifique château. Ce dernier construit par la famille d´Agoult au XVe siècle, devient le refuge de gitans au XIXe siècle et fut très endommagé. Par bonheur, il a été entièrement restauré en 1921 par un industriel lyonnais qui en a fait don à l´académie d´Aix. Le château est constitué de deux parties : le château vieux du XVe siècle avec sa tour crénelée, et le château neuf Renaissance avec ses fenêtres à meneaux et ses galeries à l´italienne. Les rues du village, plus pittoresques les unes que les autres laissent admirer de jolies fontaines. C’est dans une de ces ruelles d’antan que je me laisse emporter par le plaisir des yeux en observant par l’entrebâillure de cette porte cochère, un jardin somptueux préservé des regards. Il abrite une treille, une fontaine modeste et fière à la fois qui est accompagnée des couleurs jaunes et oranges ce ces agrumes tant appréciés.

De Lourmarin à Rognes en quelques enjambées, me voilà dans ce village rendu célèbre pour sa pierre, exploitée depuis l´Empire romain. Le site révèle des traces de peuplement depuis l´âge du fer. Des constructions apparaissent à l´ère gallo-romaine, le long de la colline du Foussa. Une partie d´entre elles sont de type troglodyte. Au XVIe siècle, Rognes appartient aux seigneurs d´Agoult. En 1597, Julie d´Agoult, dernière représentante de la famille, épouse Henri de Raphelis. Elle conserve ses seigneuries. Très rigide sur ses droits et privilèges, elle tente de faire interdire aux habitants d´apposer leurs armes sur les maisons et remparts. Les consuls de Rognes refusèrent énergiquement. Le sénéchal d´Aix-en-Provence donna raison aux consuls. Ceux-ci créèrent alors les armes de la ville, d´azur au verrou d´argent, avec la devise « Ferme bien, qui pouvant tout fermer, ne ferme rien. »


Le 11 juin 1909, un séisme de magnitude 6,2 sur l´échelle de Richter, détruit la plus grande partie des maisons situées sur les flancs du Foussa. Seules quelques maisons et ruelles demeurent du vieux Rognes et c’est au détour de cette ruelle sur les hauteurs que je tombe amoureux de cette fontaine façonnée par le temps, dressée devant l’éternité et ravie de désaltérer les passants depuis des décennies.


A la sortie du village, une commanderie laisse entrevoir des jardins magnifiquement entretenus avec ses oliviers picholines flanqués dans des pots à l effigie de la Provence. Devant la double porte de la maison se dressent comme des gardes du corps deux oliviers boules taillés à la perfection.


Je crois avoir oublié de vous parler de cette rencontre avec  La Tour d´Aigues cet agréable village posé au bord de la rivière d´Eze dans le Parc naturel régional du Luberon. A vocation essentiellement agricole, La Tour d´Aigues est entourée de vastes plaines cultivées et de coteaux de vigne qui produisent un vin réputé. Capitale de la vallée d´Aigues, ce gros village a la chance d´offrir à ses visiteurs les vestiges d´un château Renaissance qui mérite un détour. Mon coup de cœur pour cette bastide protégée du mistral, qui s’embellie de ses citronniers et qui nargue le littoral varois.



Mon périple ne peut se terminer sans la visite de Marseille et montrer l’intérêt tout particulier que j’ai pour son savon.


La formule de ce savon a été réglementée sous Louis XIV au XVII siècle. Au XIX siècle, Marseille compte quatre-vingt-dix savonneries. Cette industrie florissante est à la pointe de la chimie de l´époque. Elle connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l´essor des détergents de synthèse précipite son déclin.


L´origine du savon de Marseille provient du savon d´Alep existant depuis des milliers d´années. Le mode de fabrication originaire de la ville d´Alep en Syrie, à base d´huile d´olive et de laurier s´est répandu à travers le bassin méditerranéen, à la suite des Croisades, en passant par l´Italie et l´Espagne, pour atteindre Marseille.


Au début du XVIIe siècle, la production des savonneries marseillaises peine à satisfaire la demande de la ville et son terroir. Le port de Marseille reçoit même des savons de Gênes et d´Alicante. Mais la guerre rompant l´approvisionnement d´Espagne, les savonniers marseillais doivent augmenter leur production de façon à pouvoir fournir l´Europe occidentale, d´abord le nord du Grand Royaume de France, les îles britanniques, la Hollande et surtout l´Allemagne, où les acheteurs pressent leurs commandes avant le grand collapsus de la Guerre de Trente Ans.


Le procédé Marseillais explique que l’on introduit en même temps les matières grasses et la soude dans une cuve ou dans un chaudron de grande contenance, et on les mélange tout en les chauffant à 120°C. La saponification démarre. La température élevée sert à accélérer la réaction de saponification. Les graisses et la soude ne sont pas miscibles. Pour faciliter la réaction, on met un fond de savon provenant d´une précédente fabrication qui sert à former une émulsion entre les phases huileuses et aqueuses. C’est pour la même raison qu’on agite le mélange.


On soutire ensuite la glycérine obtenue, qui rejoint la phase aqueuse en fond de cuve. Ainsi, l´industrie du savon donne naissance à des industries annexes. Une autre exemple d´industrie annexe est la "stéarinerie" ou fabrication des bougies par précipitation de l´acide stéarique en ajoutant un acide dans une solution de savon à base de gras saturé comme le suif.


Lors de la cuisson on ajoute de la soude pour avoir une réaction plus complète des matières grasses. Si une partie des matières grasses ne réagissait pas avec la soude, elle risquerait de rancir et poserait des problèmes de conservation. La pâte est cuite plusieurs heures.


Dans l’opération de relargage, la pâte est nettoyée à l’eau salée pendant plusieurs heures pour éliminer la soude en excès. On opère avec une solution aqueuse saturée en chlorure de sodium soit 360g de NaCl par litre d´eau. Le savon est très peu soluble dans l’eau salée à la différence de la soude. Il forme un précipité que l’on récupère par soutirage.


Le savon terminé ne contient plus du tout de soude, car, si le lavage est soigné, l´eau salée a entraîné la soude, les autres impuretés de l´huile ainsi que la glycérine. C´est la délipidation du savon.


Lors de la liquidation, la pâte est mise au repos. Elle peut être lavée à l’eau. Ensuite lors du coulage et du séchage, la pâte fluide est versée dans des moules, puis le savon humide est mis à sécher pour le durcir. Il ne reste plus qu’faire le découpage et l’estampillage, le savon solidifié est découpé en cubes puis marqué. À l´origine, le savon de Marseille traditionnel affiche 72% d´huile d´olive. Il contient cette teneur massique en acide gras provenant de l´huile d´olive. Ce pourcentage était estampillé sur le savon.

Pier Ollivier Créations

Pier Ollivier, peintre depuis plus de 30 ans, s’installe en Provence il y a une vingtaine d’années.
La rencontre avec cette région lui permet de continuer à assouvir sa passion en s’inspirant des couleurs de Provence.

Pier Ollivier puise son inspiration au cœur de la Provence, passionné d’architecture et de décoration, il mêle ainsi les ambiances du sud au grès de ses sensations.

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